PPR se rebaptise Kering pour son recentrage sur le luxe

vendredi 22 mars 2013 17h43
 

par Elena Berton

PARIS (Reuters) - PPR a choisi de s'appeler "Kering", un changement de nom qui officialise son recentrage sur les segments plus porteurs du luxe et de l'habillement sportif, loin de la distribution symbolisée par Le Printemps et La Redoute.

C'est la cinquième fois que PPR, propriétaire des marques emblématiques Gucci et Saint Laurent, change de raison sociale depuis son introduction en Bourse en 1988.

"Changer d'identité est l'aboutissement logique et nécessaire de la transformation. Au-delà d'un simple changement de périmètre ou d'activité, ce que ce nouveau nom reflète, c'est la nouvelle nature du groupe", a déclaré vendredi à la presse le PDG François-Henri Pinault.

Kering compte désormais principalement sur le pôle luxe (Gucci, Bottega Veneta ou Saint Laurent), qui pèse maintenant pour 60% des ventes et pour 90% de la rentabilité opérationnelle du groupe grâce à la sortie de la Fnac de ses comptes.

Le nouveau nom de PPR est un clin d'oeil aux origines bretonnes de son PDG puisque "ker" signifie foyer et lieu de vie en breton, tandis que la terminaison en "ing" exprime le dynamisme et la dimension internationale du groupe.

Le changement de nom, qui deviendra officiel après avoir été validé par les actionnaires lors de l'assemblée générale du 18 juin, suscite un certain scepticisme.

"Cela fait du sens parce que la distribution ne fait plus partie de la stratégie du groupe. Mais pour parler franchement (...), j'aurais imaginé un nom plus proche des marques de luxe du groupe ou évoquant le luxe", note Mario Ortelli, analyste chez Bernstein Research.

PPR est devenu un conglomérat de la distribution dans les années 1990 après une série d'acquisitions, comme Le Printemps, La Redoute, la Fnac et Conforama.   Suite...

 
François-Henri Pinault, le PDG de PPR. Le groupe a annoncé son changement de nom pour devenir "Kering", officialisant ainsi son recentrage sur les secteurs plus porteurs du luxe et de l'habillement sportif et son désengagement de la distribution. /Photo prise le 22 mars 2013/REUTERS/Jacky Naegelen