Recul en trompe l'oeil des faillites début 2013

jeudi 21 mars 2013 18h25
 

PARIS (Reuters) - Les défaillances d'entreprises ont légèrement reculé sur les deux premiers mois de 2013 mais une demande interne au mieux atone et les effets de quatre années de crise ne permettront pas de repasser cette année sous le seuil des 60.000 qui prévaut depuis 2009, selon des données publiées jeudi par Deloitte et Altares.

Le nombre de procédures collectives ouvertes sur les deux premiers mois de 2013 est en recul de 2% par rapport à la période correspondante de l'année précédente.

"Avec un peu plus de 11.000 procédures ouvertes sur janvier et février, il y a peu de chance qu'on termine l'année sous les 60.000", a relevé Thierry Millon, directeur des études du spécialiste du renseignement commercial Altares alors que le compteur des défaillances est bloqué à ce niveau depuis l'automne 2009.

"Le début d'année n'est pas aussi mauvais que ce que l'on pouvait craindre", a-t-il même relativisé, la fin 2012 ayant été marquée par une brusque accélération.

Si le niveau de défaillances n'a progressé que de 3% sur l'ensemble de l'année dernière avec 59.780 dossiers, la hausse avait été de 13% sur le seul quatrième trimestre, selon les données compilées dans le cadre de l'étude annuelle sur les entreprises en difficulté réalisée par Deloitte et Altares.

La tendance sur le début de l'année fait ressortir une baisse du nombre des procédures de sauvegarde et de redressement judiciaire tandis que celui des liquidations est stable.

DE MOINS EN MOINS DE MARGES DE MANOEUVRES

Cette évolution n'est guère rassurante, selon Thierry Millon, car elle montre que les entreprises en difficulté n'ont souvent plus de marges de manoeuvre.

Ce diagnostic est partagé par Vincent Battle, en charge du département spécialisé dans la prévention et le traitement de l'entreprise en difficulté chez Deloitte.   Suite...

 
Les défaillances d'entreprises ont légèrement reculé (-2%) sur les deux premiers mois de 2013 mais une demande interne au mieux atone et les effets de quatre années de crise ne permettront pas de repasser cette année sous le seuil des 60.000 qui prévaut depuis 2009. /Photo d'archives/REUTERS/Irakli Gedenidze