Les valorisations de Wall Street n'inquiètent pas les analystes

dimanche 17 mars 2013 16h58
 

par Ryan Vlastelica

NEW YORK (Reuters) - L'indice Dow Jones va de record en record à Wall Street et personne ne s'en inquiète. A juste titre, car les valorisations de la Bourse américaine restent paradoxalement attractives.

Depuis le début de l'année, l'indice des 30 industrielles a gagné près de 11%, tandis que le S&P-500 a pris 9,4%, tutoyant ses plus hauts de 2007 après avoir progressé sur 10 des 11 dernières semaines.

La marche en avant de la Bourse américaine a certes ralenti. Sur les huit dernières séances, le S&P-500 n'a qu'une seule fois gagné plus de 0,5%. Des interrogations demeurent sur l'impact potentiel des négociations sur le budget fédéral ou sur la poursuite des rachats d'actifs massifs de la Réserve fédérale, qui réunit cette semaine son comité de politique monétaire.

Pourtant, les analystes et gérants continuent de voir un potentiel de hausse à Wall Street et se fondent en cela sur diverses mesures de valorisation.

Le ratio cours/bénéfices à un horizon de 12 mois s'établit ainsi à 13,5 actuellement, soit neuf points de base de moins qu'en octobre 2007, lors du dernier record du S&P-500, quand il était de 14,8.

"Cela signifie que les actions sont moins chères qu'au moment des derniers plus hauts, et en même temps les autres classes d'actifs comme les obligations sont beaucoup plus chères", remarque Paul Zemsky, responsable des allocations d'actifs chez ING Investment Management à New York.

"Nous sommes certes à des niveaux jamais atteints, mais il faut replacer les actions dans le bon contexte, et dans ce contexte-là elles ne sont pas chères du tout".

Le rendement du S&P-500 - le ratio cours/bénéfices inversé - s'établit actuellement à 7,1%, contre 6,41% pour l'indice US High Yield calculé par BofA Merrill Lynch. Autrement dit, les actions rapportent plus que les obligations "junk" à haut rendement.   Suite...

 
L'indice Dow Jones va de record en record à Wall Street et personne ne s'en inquiète. A juste titre, car les valorisations de la Bourse américaine restent paradoxalement attractives. /Photo d'archives/REUTERS/Chip East