Tokyo relève pour la 3e fois son évaluation de l'économie

vendredi 15 mars 2013 09h50
 

TOKYO (Reuters) - Le gouvernement japonais a revu en hausse son évaluation de l'économie en mars, pour le troisième mois d'affilée, évoquant des signes d'amélioration de la production manufacturière et des dépenses d'investissement en passe de rebondir.

Tokyo a relevé son estimation en ce qui concerne les bénéfices des grandes entreprises et le marché du travail, dans un contexte de sortie de récession favorisée par un yen faible, qui dope les résultats des exportateurs et crée des emplois.

Il a réaffirmé attendre des mesures audacieuses de la Banque du Japon pour atteindre l'objectif de 2% d'inflation dans le cadre d'une politique de relance de la croissance au Japon.

"Il reste quelques secteurs faibles mais l'économie montre des signes de reprise", soulignent les services du Premier ministre dans leur rapport économique mensuel publié vendredi.

En février, le gouvernement avait estimé que l'économie japonaise avait touché le fond. C'est la première fois depuis juillet 2009 qu'il revoit en hausse ses estimations pendant trois mois d'affilée.

La production industrielle montre des signes de reprise avec une augmentation de la production de voitures pour l'exportation aux Etats-Unis, souligne ce dernier rapport.

Le gouvernement japonais est également devenu plus positif en ce qui concerne les dépenses d'investissement, estimant qu'elles étaient près de repartir.

Le Premier ministre Shinzo Abe, dont le Parti libéral démocrate (PLD) a remporté une ample victoire aux élections législatives de décembre, oeuvre en faveur d'une politique monétaire ultra-accommodante afin de sortir de la déflation.

Stanley White, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

 
Le gouvernement japonais a revu en hausse son évaluation de l'économie en mars, pour le troisième mois d'affilée, évoquant des signes d'amélioration de la production manufacturière et des dépenses d'investissement en passe de rebondir. /Photo d'archives/REUTERS/Yuriko Nakao