L'AIE réduit sa prévision de demande mondiale de pétrole

mercredi 13 mars 2013 12h33
 

LONDRES (Reuters) - L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a révisé à la baisse mercredi sa prévision de demande mondiale de pétrole cette année, et a estimé que l'envol de la production américaine mettait à l'abri les consommateurs de chocs du côté de l'offre.

"Le monde du pétrole est actuellement plongé dans une transition qui ne se produit qu'une fois par génération et a de profondes conséquences", explique l'AIE dans son rapport mensuel publié mercredi.

L'agence, qui conseille les principaux pays consommateurs, estime que l'offre non issue de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) va augmenter de 1,1 million de barils par jour (bpj) en 2013 pour atteindre 54,5 millions de bpj, grâce notamment à la production américaine.

"La capacité de résistance du marché en temps de crise a rarement été autant éprouvée que dans les deux ans qui ont suivi le début du Printemps arabe", affirme le rapport de l'AIE.

"Pourtant, le marché semble avoir relevé tous les défis - les soulèvements populaires, les attaques terroristes, les catastrophes naturelles, les arrêts de production et les embargos commerciaux."

L'AIE précise que la hausse de 1,1 million de bpj de l'offre américaine au dernier trimestre 2012, en rythme annuel, est la plus élevée observée pour un pays non membre de l'Opep depuis au moins 1994.

TROIS FACTEURS NÉGATIFS

L'AIE a réduit ses prévisions de demande pour le brut issu de l'Opep en 2013 de 100.000 bpj à 29,7 millions de bpj, son plus bas niveau depuis 2009. Dans son propre rapport, publié mardi, l'Opep donne une prévision semblable.

L'agence explique que la dégradation du climat des affaires en Chine, le ralentissement économique en Europe et la perspective de coupes budgétaires aux Etats-Unis se conjuguent pour freiner la demande.   Suite...

 
L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a révisé à la baisse mercredi sa prévision de demande mondiale de pétrole cette année et a estimé que l'envol de la production américaine mettait à l'abri les consommateurs de chocs du côté de l'offre. /Photo d'archives/REUTERS/Mohamed Abd El Ghany