L'accord de compétitivité signé chez Renault

mercredi 13 mars 2013 15h04
 

PARIS (Reuters) - Renault a signé mercredi avec trois syndicats sur quatre son accord de compétitivité qui prévoit une plus grande flexibilité et une réduction des effectifs en échange d'une préservation de la production en France.

Le groupe automobile, qui en escompte 500 millions d'euros d'économies par an au total, a annoncé qu'un observatoire de suivi, composé de trois représentants de chaque organisation syndicale signataire, serait mis en place pour veiller à la bonne application des mesures de l'accord, qui court jusqu'en 2016.

"Cet accord est l'aboutissement de près de neuf mois de discussions puis de négociations avec les organisations syndicales, ayant permis de trouver ensemble des solutions structurelles et durables pour faire face à un marché automobile européen en mutation", s'est félicité Renault dans un communiqué.

Le texte définitif avait été soumis mardi aux représentants des salariés en comité central d'entreprise et lors de comités d'entreprise des filiales.

Les syndicats CFDT, CFE-CGC et FO, représentant 64% des salariés, avaient déjà annoncé la semaine dernière leur intention d'accepter l'accord. La CGT a refusé de s'y associer.

"Cet accord marque le retour industriel de Renault en France", a estimé le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, dans un communiqué.

Le porte-parole de la CFDT Fred Dijoux a de son côté déclaré qu'il représentait "l'équilibre qui était nécessaire pour améliorer la compétitivité et sauvegarder l'avenir du tissu industriel en France".

L'accord, qui vise à rapprocher la compétitivité des usines françaises de Renault de celle des sites espagnols du groupe, prévoit notamment un allongement du temps de travail, un gel des salaires cette année et 7.500 départs nets sans plan social.

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Renault a annoncé mercredi la signature de l'accord de compétitivité de ses usines en France entre la direction et les trois syndicats de salariés CFDT, CFE-CGC et FO. /Photo d'archives/REUTERS/Christian Hartmann