12 mars 2013 / 10:45 / dans 5 ans

Envol des ventes de logements en Chine, règles plus dures en vue

A Pékin. Les ventes de logements ont presque quadruplé la dernière semaine dans la capitale chinoise après l'annonce que le gouvernement chinois envisageait de durcir la réglementation pour freiner la flambée des prix immobiliers. /Photo prise le 27 février 2013/REUTERS/Kim Kyung-Hoon

PEKIN (Reuters) - Les ventes de logements ont presque quadruplé la dernière semaine à Pékin après l‘annonce que le gouvernement chinois envisageait de durcir la réglementation pour freiner la flambée des prix immobiliers.

Au cours de la semaine du 2 au 8 mars, les reventes de logements ont augmenté de 280% en rythme annuel dans la capitale chinoise, et de 141% par rapport à la semaine précédente, selon des chiffres des autorités locales.

Le Bureau national des statistiques (BNS) a calculé que les prix des logements neufs ont augmenté en moyenne de 0,8% en janvier par rapport à la période correspondante de 2012, après dix mois de baisse continue. Les prix ont monté dans 53 des 70 grandes villes sur lesquelles il fonde ses observations.

L‘ensemble des ventes de logements ont augmenté de 55% au cours des deux premiers mois de l‘année en rythme annuel, contre une hausse de 37% à la même période en 2010.

L‘indice pondéré calculé par Reuters à partir des chiffres du BNS montre que les prix des logements ont augmenté de 12,2% dans la seule ville de Pékin en janvier, toujours en rythme annuel.

Ces chiffres laissent penser que l‘envol des prix de l‘immobilier nécessite des mesures plus radicales que la campagne entamée il y a trois ans par le gouvernement pour endiguer cette hausse.

Le Conseil des affaires de l‘Etat, équivalent du gouvernement, a annoncé au début du mois son intention de relever le montant de l‘acompte exigé pour l‘achat d‘un deuxième logement ainsi que le taux d‘intérêt sur les prêts immobiliers contractés à cet effet.

On ignore si l‘annonce a été faite à l‘initiative de Hu Jintao et Wen Jiabao, président et Premier ministre sortants, ou de Xi Jinping et Li Kekiang, leurs successeurs respectifs qui doivent entrer en fonction le 17 mars.

Si ces mesures ont été décidées par les nouveaux dirigeants, elles refroidiront les attentes de certains investisseurs qui espèrent que le futur gouvernement mise sur l‘immobilier pour relancer la croissance chinoise, à son plus bas niveau depuis près de quinze ans en 2012.

La Chine compte dépenser 40.000 milliards de yuans (5.000 milliards d‘euros) pour accompagner la migration de 400 millions de personnes vers les villes au cours de la prochaine décennie, l‘objectif étant d‘arriver à 60% de population urbaine à l‘horizon 2020.

“Si la Chine veut accélérer son urbanisation, les prix des logements doivent baisser”, explique Yao Wei, économiste en chef de Société Générale à Hong Kong. “Cela signifie que la position du nouveau gouvernement concernant le marché de l‘immobilier ne peut que se durcir.”

Langi Chiang et Nick Edwards; Julien Dury pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below