GDF Suez en lice pour une centrale nucléaire en Turquie

mardi 5 mars 2013 12h14
 

ANKARA (Reuters) - Les groupes japonais Itochu et Mitsubishi associés au français GDF Suez ont soumis une offre pour la construction de la deuxième centrale nucléaire de Turquie, ont annoncé mardi les autorités.

L'investissement pour cette installation à Sinop, sur la mer Noire, est estimé à 20-25 milliards de dollars (15-19 milliards d'euros).

La Turquie prévoit la construction de plusieurs réacteurs afin de réduire sa dépendance vis-à-vis des importations de pétrole et de gaz.

Un premier contrat a été attribué au russe Rosatom, qui compte lancer le chantier à la mi-2015 pour une centrale qui entrerait en service en 2019. Cette première centrale, représentant un investissement de 20 milliards de dollars, sera construite sur le site de Mersin Akkuyu, sur la Méditerranée, avec une capacité installée de 4.800 mégawatts.

Des discussions ont eu lieu entre représentants japonais et turcs la semaine dernière à Ankara en vue d'un accord intergouvernemental concernant la centrale de Sinop, ont indiqué à Reuters des responsables de GDF Suez et du ministère turc de l'Energie.

La Turquie a également engagé des discussions avec des entreprises du Canada, de Corée du Sud et de Chine mais le consortium franco-japonais semble le mieux placé.

"Les discussions ont commencé sur l'offre soumise par le consortium. Les offres sont en cours d'évaluation", a dit un représentant du ministère de l'Energie.

Selon GDF Suez, la centrale de Sinop aura une capacité installée de 5.000 mégawatts.

"Si les discussions avec le ministère de l'Energie concernant la centrale de Sinop ne débouchent pas, le même consortium se portera candidat pour la construction d'une troisième centrale", a dit le représentant du groupe français.   Suite...

 
Les groupes japonais Itochu et Mitsubishi associés au français GDF Suez ont soumis une offre pour la construction de la deuxième centrale nucléaire de Turquie. L'investissement pour cette installation de 5.000 mégawatts à Sinop, sur la mer Noire, est estimé à 20-25 milliards de dollars (15-19 milliards d'euros). /Phoot d'archives/REUTERS/Ruben Sprich