Le candidat du gouvernement à la BoJ prône des mesures radicales

lundi 4 mars 2013 09h36
 

TOKYO (Reuters) - Le candidat proposé par le gouvernement pour être le prochain gouverneur de la Banque du Japon (BoJ) a énuméré lundi une série de mesures radicales censées permettre au pays d'en finir enfin avec un phénomène de déflation qui plombe depuis deux décennies l'activité de la troisième puissance économique mondiale.

S'exprimant devant les députés, Haruhiko Kuroda, fidèle à sa réputation, a ainsi déclaré qu'il ne poserait aucune limite aux quantités de liquidités injectées par la BoJ dans le système financier.

Il a également estimé que la politique monétaire actuelle de la banque centrale japonaise, qui a déjà procédé à d'importants rachats d'actifs et dont le taux directeur est proche de zéro, n'était pas suffisante pour atteindre son objectif d'un taux d'inflation de 2%.

Haruhiko Kuroda a ajouté que la BoJ devrait se donner comme mission d'atteindre cet objectif en matière de prix à la consommation en deux ans.

"Il serait naturel pour la BoJ de racheter massivement des obligations souveraines de maturité plus longue", a-t-il dit devant la chambre basse de la Diète.

Jeudi dernier, le Premier ministre japonais Shinzo Abe a proposé jeudi au poste de gouverneur de la Banque du Japon (BoJ) Haruhiko Kuroda, président de la Banque asiatique de développement (BAD) et partisan déclaré d'une politique monétaire très accommodante.

Sa candidature doit obtenir le feu vert des deux chambres du parlement japonais.

Le Parti libéral démocrate (PLD, conservateur) de Shinzo Abe n'est pas majoritaire au sein de la chambre des Conseillers, ou chambre haute, et devra donc obtenir le soutien d'un parti de l'opposition.

Le cas échéant, Haruhiko Kuroda, 68 ans, remplacera Masaaki Shirakawa, 63 ans, qui quittera ses fonctions le 19 mars.   Suite...

 
Haruhiko Kuroda, candidat proposé par le gouvernement pour être le prochain gouverneur de la Banque du Japon (BoJ), a énuméré lundi devant les députés une série de mesures radicales censées permettre au pays d'en finir enfin avec un phénomène de déflation qui plombe depuis deux décennies l'activité de la troisième puissance économique mondiale. /Photo prise le 4 mars 2013/REUTERS/Issei Kato