Lloyds Banking passe des provisions supplémentaires

vendredi 1 mars 2013 13h08
 

par Matt Scuffham et Steve Slater

LONDRES (Reuters) - Lloyds, première banque de détail britannique, a passé une nouvelle provision de 1,5 milliard de livres (1,73 milliard d'euros) pour rembourser des clients auxquels elle a vendu de manière indue des assurances contre les impayés, augmentant ainsi le total de ces provisions pour la cinquième fois de suite.

L'établissement, partiellement nationalisé 2007-2009, a de ce fait constitué 6,8 milliards de livres de provisions, plus que n'importe autre quel autre établissement du pays, dans le cadre ce dossier dit "PPI".

Ces assurances crédit, appelées PPI (payment protection insurance), censées permettre d'assurer le remboursement d'un crédit de revenus liée à la maladie, au décès ou à la perte d'un emploi, ont longtemps été vendues d'office aux clients avant que cette pratique soit interdite au Royaume-Uni.

Les banques britanniques ont constitué des provisions d'un montant global de plus de 14 milliards de livres dans ce dossier afin de financer le remboursement futur des clients concernés. Des sources du secteur pensent toutefois que la facture totale pourrait s'élever à 25 milliards.

Pour Lloyds, la nouvelle provision annoncée vendredi a relégué au second plan des résultats annuels pourtant meilleurs que prévu.

Le groupe a en effet dégagé en 2012 un bénéfice imposable récurrent de 2,6 milliards de livres contre 638 millions en 2011 et 2,4 milliards attendus par les analystes financiers selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S

Vers 11h50 GMT, le titre Lloyds chutait de 6,92% à 50,75 pence alors que l'indice regroupant les valeurs bancaires européennes perdait 2,42%.

BONUS DU DG LIÉ AU COURS DE L'ACTION   Suite...

 
Lloyds, première banque de détail britannique, a accusé une nouvelle perte en 2012 en raison de 1,9 milliard de livres (2,2 milliards d'euros) de provisions supplémentaires, notamment destinées à compenser des clients ayant été floués par des pratiques commerciales abusives. /Photo d'archives/REUTERS/Toby Melville