Impasse persistante aux Etats-Unis sur les coupes budgétaires

vendredi 1 mars 2013 08h01
 

par Roberta Rampton et Lesley Wroughton

WASHINGTON (Reuters) - A la veille du gel automatique de 85 milliards de dollars de crédits publics, la Maison blanche et le Parti républicain se sont renvoyés la responsabilité de cette mesure qui, selon le Fonds monétaire international (FMI), pourrait affecter la croissance économique aux Etats-Unis et au-delà.

Faute d'accord, cette mesure adoptée en 2011 pour pousser le Congrès à trouver un compromis sur la réduction du déficit budgétaire, entrera en vigueur ce vendredi. Barack Obama recevra ce jour-là les chefs de file des groupes parlementaires pour une réunion de la dernière chance.

"Demain, je réunirai les dirigeants des deux partis pour parler des moyens à mettre en oeuvre pour aller de l'avant. En tant que Nation, nous ne pouvons pas nous traîner d'une crise annoncée à une autre", dit le président dans un communiqué.

Républicains et démocrates divergent sur les conséquences de cette mesure appelée "séquestre", mais le FMI redoute qu'il n'affecte la fragile reprise de la croissance.

"Nous verrons ce qui se produira vendredi, mais tout le monde pense que le séquestre va entrer en vigueur. Cela signifie que nous allons devoir réévaluer entre autres notre prévision de croissance pour les Etats-Unis", a averti William Murray, porte-parole du Fonds.

Si la mesure est pleinement appliquée, la prévision de croissance, actuellement de 2%, devrait être amputée de 0,5%, selon le FMI.

La majeure partie des crédits concernés seront gelés dans les sept premiers mois et le Congrès peut les débloquer à tout moment en cas d'accord. La moitié doit être prélevée sur le budget de la Défense.

L'impact immédiat devrait être très limité, mais la Maison blanche a expliqué ces derniers jours que l'ensemble des administrations seraient touchées, du contrôle aérien aux garde-côtes en passant par l'éducation, la santé et l'immigration.   Suite...

 
Vue du Capitole, à Washington. A la veille du gel automatique de 85 milliards de dollars de crédits publics, la Maison blanche et le Parti républicain se sont renvoyés jeudi la responsabilité de cette mesure qui, selon le Fonds monétaire international (FMI), pourrait affecter la croissance économique aux Etats-Unis et au-delà. /Photo prise le 28 février 2013/REUTERS/Jason Reed