RBS juge la situation plus propice à un désengagement de Londres

jeudi 28 février 2013 12h10
 

par Matt Scuffham et Steve Slater

LONDRES (Reuters) - Royal Bank of Scotland a publié jeudi un résultat opérationnel en hausse pour 2012, une performance qui permet d'envisager un désengagement de l'Etat et la reprise du versement d'un dividende.

"Nous commençons à voir la lumière au bout du tunnel", a dit le directeur général Stephen Hester. "Notre tâche est de mettre en place une entreprise qui fait bien son travail et dans laquelle d'autres investisseurs voudront entrer", a-t-il ajouté, précisant que les mesures d'assainissement de la banque produiraient des effets patents l'an prochain.

"La banque est maintenant plus proche d'une situation de bonne santé financière qui permettrait aux actionnaires de percevoir un dividende et à l'Etat de commencer à céder sa participation", écrit de son côté le président Philip Hampton dans un communiqué.

L'Etat britannique détient 82% du capital de RBS après un renflouement de 45,5 milliards de livres sterling organisé en 2008 en pleine crise financière.

Tout comme sa concurrente Barclays et d'autres établissements européens, RBS a sensiblement réduit la voilure dans la banque d'investissement et compte poursuivre dans cette voie pour se recentrer sur la clientèle locale.

La banque précise que les primes du personnel ont été réduites de quelque 302 millions de livres, que ce soit des gratifications passées ou à venir, étant pris en compte le comportement qui a présidé à des manipulations de taux d'intérêt qui lui ont valu une amende de 612 millions de dollars.

Les primes ont totalisé 607 millions de livres en 2012, soit 23% de moins qu'en 2011.

La banque a dégagé un résultat opérationnel de 3,5 milliards de livres (4,04 milliards d'euros) contre 1,8 milliard un an auparavant, le plus élevé depuis le renflouement intervenu en 2008.   Suite...

 
Royal Bank of Scotland, qui a dégagé l'an dernier un résultat opérationnel de 3,5 milliards de livres (4,04 milliards d'euros), estime que sa situation financière a évolué de telle manière que l'Etat peut commencer à envisager la cession de sa participation de 82% dans l'établissement. /Photo prise le 6 février 2013/REUTERS/Neil Hall