Perspectives 2013 un peu en deçà du consensus pour Bayer

jeudi 28 février 2013 09h58
 

FRANCFORT (Reuters) - Bayer a donné pour 2013 une prévision d'excédent brut d'exploitation un peu en deçà des projections des analystes dans un contexte de concurrence accrue pour l'un de ses nouveaux médicaments les plus prometteurs.

Le premier groupe pharmaceutique allemand, qui célèbre cette année son 150e anniversaire, anticipe une croissance de son bénéfice avant intérêts, impôt, amortissements et provisions (Ebitda) de l'ordre de 5%, alors que les analystes anticipent 8% environ.

L'anticoagulant Xarelto de Bayer a un nouveau concurrent, l'Eliquis, mis au point par Bristol-Myers Squibb et Pfizer et qui a été homologué aux Etats-Unis en décembre.

Mais le laboratoire allemand dispose de suffisamment de nouveaux traitements prometteurs capables de concurrencer ses homologues.

Au point que Bayer se traite à présent au niveau de ses pairs dans la pharmacie, à 7,7 fois l'Ebitda attendu, alors que des groupes diversifiés tels que lui -Bayer fabrique aussi des plastiques et des pesticides- évoluent habituellement avec une décote par rapport à des laboratoire purs.

L'inventeur de l'aspirine s'attend à ce que sa division santé, qui regroupe les médicaments avec ou sans ordonnance et la santé animale, voie son chiffre d'affaires augmenter de 6% annuellement pour atteindre 22 milliards d'euros d'ici 2015, hors effets de change et modifications de portefeuilles, contre 18,6 milliards en 2012.

L'Ebitda ajusté du quatrième trimestre est ressorti en hausse de 18,4% à 1,825 milliard d'euros, conforme au consensus de Reuters.

Le chiffre d'affaires de 9,86 milliards d'euros est lui un peu supérieur aux attentes.

Ludwig Burger et Frank Siebelt, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Nicolas Delame

 
Bayer a livré pour 2013 une prévision d'excédent brut d'exploitation un peu en deçà des projections des analystes dans un contexte de concurrence accrue pour l'un de ses nouveaux médicaments les plus prometteurs. /Photo d'archives/REUTERS/Fabrizio Bensch