L'Italie emprunte plus cher mais la demande reste forte

mercredi 27 février 2013 14h02
 

MILAN (Reuters) - Les coûts de financement de l'Italie ont augmenté de plus d'un demi-point mercredi lors de la première adjudication à long terme depuis les élections générales, qui ont débouché sur un blocage politique, mais l'opération est loin d'avoir été boudée par les investisseurs.

Le Trésor a adjugé pour 4,0 milliards d'euros d'une nouvelle obligation à dix ans à un rendement brut de 4,83%, le plus élevé depuis octobre. Fin janvier, Rome n'avait dû payer que 4,17% pour placer du papier à dix ans.

La demande a été 1,65 fois supérieure à l'offre de titres, un ratio de couverture qui reflète un appétit solide pour la dette à long terme italienne en dépit de l'incertitude politique.

On ignore toujours si les partis en lice lors des élections de dimanche et lundi, dont aucun n'a obtenu la majorité au Sénat, parviendront à s'entendre pour former une coalition capable de gouverner.

Cette situation s'est traduite mardi par une forte baisse des marchés boursiers européens et par une remontée des rendements obligataires italiens sur les marchés secondaires.

Ce mouvement s'inversait toutefois mercredi, les Bourses repartant de l'avant tandis que l'écart de rendement (spread) entre les obligations italiennes et allemandes à 10 ans se réduisait légèrement.

Sur le marché secondaire, le rendement à dix ans italien reculait de six points de base à 4,84% vers 13h25. Il avait culminé à 6,19% en juin de l'an dernier, avant la promesse de la Banque centrale européenne (BCE) de venir en aide aux Etats de la zone euro qui en feraient la demande en achetant de la dette sur les marchés.

Rome a également placé mercredi pour 2,5 milliards d'obligations arrivant à échéance en novembre 2017 à un rendement brut de 3,59%, contre 2,94% en janvier, avec un ratio de couverture de 1,614 contre 1,3.

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Les coûts de financement de l'Italie ont augmenté de plus d'un demi-point mercredi lors de la première adjudication à long terme depuis les élections générales, qui ont débouché sur un blocage politique, mais l'opération est loin d'avoir été boudée par les investisseurs. /Photo d'archives/REUTERS/Sergio Perez