Bureau Veritas reste confiant pour 2013 malgré l'Europe

mercredi 27 février 2013 08h17
 

PARIS (Reuters) - Bureau Veritas a annoncé mercredi que ses performances devraient de nouveau progresser en 2013, malgré un contexte difficile en Europe, après avoir enregistré un bond de ses résultats en 2012.

Le spécialiste des services d'évaluation de conformité et de certification a précisé dans un communiqué qu'il prévoyait de nouveau "une croissance solide" de ses ventes et son résultat opérationnel ajusté cette année, "en ligne" avec les objectifs de son plan stratégique.

Ces objectifs, pour la période 2012-2015, incluent une croissance de 9% à 12% en moyenne par an de son chiffre d'affaires à taux de change constants et une amélioration de sa marge opérationnelle ajustée de 100 à 150 points de base en 2015 par rapport à 2011.

Bureau Veritas a enregistré au titre de 2012 un résultat net ajusté de 402,6 millions d'euros (+15,7%), un résultat opérationnel ajusté de 639,2 millions (+17,4%) et des ventes de 3,9 milliards (+16,2% dont +7,8% de croissance organique).

"Les taux de croissance à deux chiffres dans l'industrie, les matières premières, les services aux gouvernements et les biens de consommation ont compensé le ralentissement de la marine et de la construction en Espagne", a indiqué le directeur général du groupe, Didier Michaud-Daniel, cité dans le communiqué.

Bureau Veritas a augmenté en 2012 ses capacités dans les zones à forte croissance, qui ont représenté 54% de ses ventes contre 50% en 2011.

Il a réalisé l'an dernier 14 acquisitions qui lui ont permis de se renforcer dans des marchés à fort potentiel tels que les minéraux, le forage pétrolier et gazier, l'électronique et l'automobile, et qui ont accru son implantation aux Etats-Unis, en Allemagne, en Chine et au Canada.

Le groupe propose un dividende de 1,83 euro par action au titre de 2012, contre 1,27 euro au titre de 2011.

L'action Bureau Veritas a clôturé mardi sur un cours de 95,79 euros, affichant un gain de 13,2% depuis le début de l'année, après un bond de 50% en 2011, pour une capitalisation boursière proche de 10,5 milliards.

Benjamin Mallet, édité par Jean-Michel Bélot