Wall Street rebondit avec les propos de Bernanke

mardi 26 février 2013 22h20
 

par Chuck Mikolajczak

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a gagné plus de 0,5% mardi, effaçant ainsi une partie des pertes accusées la veille, à la faveur des propos de Ben Bernanke, président de la Réserve fédérale américaine, défendant devant le Congrès le bien-fondé de la politique de rachats d'actifs de la banque centrale américaine.

L'indice Dow Jones des 30 industrielles a ainsi terminé en hausse de 0,84%, soit 115,96 points, à 13.900,13 points. Le S&P-500, plus large, a pris 9,09 points, soit 0,61%, à 1.496,94 points. Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 13,40 points (+0,43%) à 3.129,65 points.

Lundi, en raison des craintes d'un blocage politique en Italie à l'issue des élections législatives, le S&P 500, indice de référence des gérants de fonds, avait chuté de 1,83%, accusant ainsi sa plus forte baisse en pourcentage depuis le 7 novembre.

Les craintes concernant l'issue des élections italiennes ont été confirmées puisqu'aucune alliance politique n'apparaît en effet en mesure de constituer un gouvernement stable, au terme d'un scrutin marqué par la poussée des plates-formes anti-européennes de Silvio Berlusconi et de Beppe Grillo.

Mais les investisseurs ont préféré retenir les propos de Ben Bernanke, qui est venu calmer les inquiétudes suscitées par le compte-rendu de la dernière réunion du comité de politique monétaire de la Fed, document dans lequel était évoquée une possible fin prématurée de l'actuel programme d'assouplissement quantitatif (QE3) en cours.

Ben Bernanke a vigoureusement loué ce "QE3" de la Fed au Congrès, en assurant que ses avantages restaient nettement supérieurs à ses inconvénients.

Le président de la Fed a "certainement dit tout ce qu'il fallait pour que les intervenants de marché soient rassurés (au sujet du QE3)", a déclaré Peter Kenny, directeur général de Knight Capital.

Ben Bernanke a également appelé les parlementaires à éviter les coupes massives dans les dépenses publiques qui menacent de s'appliquer arbitrairement à partir de vendredi, soulignant que, conjuguées aux hausses de prélèvements obligatoires, elles pourraient ralentir la reprise de l'économie américaine.   Suite...

 
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