Chute des Bourses et de l'euro après les élections italiennes

mardi 26 février 2013 12h57
 

par Richard Hubbard et Lisa Jucca

LONDRES/MILAN (Reuters) - Les Bourses européennes chutent lourdement mardi à mi-séance, dans la crainte que l'issue incertaine des élections législatives de dimanche et lundi en Italie ne relance la crise de la dette en zone euro.

L'euro a brièvement touché son plus bas niveau en sept semaines, près de 1,30 dollar, avant de se stabiliser autour de 1,31 dollar vers 11h30 GMT, l'absence de majorité claire au Sénat annonçant des semaines de tractations politiques, voire de nouvelles élections dans le courant de l'année.

Les rendements des obligations souveraines italiennes, espagnoles et portugaises se tendaient violemment, alors que l'emprunt allemand à 10 ans (Bund), valeur refuge par excellence en Europe en période d'aversion au risque, était très recherché.

Lors d'une adjudication très attendue sur les marchés, le premier appel au marché post-élections du Trésor italien, Rome a vu ses coûts d'emprunt à six mois grimper à leurs plus hauts niveaux depuis octobre 2012, à 1,237% contre 0,731% fin janvier.

L'Italie semble plongée dans une impasse politique après le vote protestataire qui a marqué les élections de dimanche et lundi, au terme desquelles aucune alliance n'apparaît en mesure de former un gouvernement stable.

"Il s'agit du plus mauvais résultat imaginable du point de vue du marché", souligne Alessandro Tentori, responsable des marchés de taux au niveau mondial chez Citigroup.

"SAUT DANS L'INCONNU"

Le centre gauche italien de Pier Luigi Bersani est majoritaire au sein de la Chambre des députés, mais il ne contrôle pas le Sénat, qui dispose de prérogatives équivalentes, même avec le soutien des centristes de Mario Monti.   Suite...

 
A la Bourse de Francfort. Les Bourses européennes chutent lourdement mardi à mi-séance, dans la crainte que l'issue incertaine des élections législatives de dimanche et lundi en Italie ne relance la crise de la dette en zone euro. /Photo prise le 26 février 2013/REUTERS/Lisi Niesner