Montebourg s'en prend à Merkel après le vote italien

mardi 26 février 2013 11h52
 

PARIS (Reuters) - Les Italiens ont sanctionné la politique économique imposée par l'Allemagne, a déclaré mardi Arnaud Montebourg, qui plaide pour une "politisation de l'euro" et un financement des dettes publiques par la Banque centrale européenne après le vote italien.

Le ministre français du Redressement productif s'est félicité de l'affaiblissement de l'euro entraîné par ce scrutin, qui n'a pas dégagé de majorité stable dans la Péninsule.

"Les Italiens ont dit qu'ils n'étaient pas d'accord avec la politique imposée par les marchés", a-t-il dit à l'occasion d'une rencontre avec la presse économique. "Je pense que les peuples ne sont pas prêts à passer sous la table et c'est la démonstration italienne."

Arnaud Montebourg a dénoncé "le verrouillage monétaire" de la zone euro, qui correspond, selon lui, à une situation où la chancelière allemande "dicte le taux de l'euro".

"Madame Merkel ne peut diriger seule l'Europe et fixer la parité", a-t-il enchaîné.

"Je suis pour l'euro moins fort. L'euro est trop fort et il ne correspond pas aux fondamentaux économique", a-t-il dit. "Je suis très content de la baisse de l'euro et cette baisse doit continuer."

Pour lui, la parité de l'euro est "une décision collective, qui doit correspondre aux fondamentaux des économies de la zone euro".

"GUERRE DES MONNAIES"

"Je défends avec Pierre Moscovici, l'idée que l'Eurogroupe et la Banque centrale européenne fassent leur travail et se préparent à affronter ce qui vient d'être déclenché par de nombreux pays, à commencer par le Japon, une nouvelle guerre des monnaies, où l'affaissement des monnaies devient une arme politique", a poursuivi le ministre du Redressement productif, qui a dit s'exprimer à titre personnel.   Suite...

 
Arnaud Montebourg estime que les Italiens ont sanctionné la politique économique imposée par l'Allemagne. Le ministre du Redressement productif plaide pour une "politisation de l'euro" et un financement des dettes publiques par la Banque centrale européenne après le vote italien. /Photo d'archives/REUTERS/François Lenoir