Vivendi veut prendre son temps pour les cessions

mardi 26 février 2013 12h17
 

PARIS (Reuters) - Vivendi a laissé entendre mardi que les négociations progressaient sur la cession éventuelle de sa filiale brésilienne GVT, tout en maintenant le suspens sur les décisions qu'il prendrait à l'issue de la revue de ses activités.

Lors de la présentation des résultats 2012, le groupe de télécoms et de divertissement, qui a engagé une réflexion sur sa stratégie pour tenter d'enrayer le plongeon de son cours en Bourse, n'a pas fourni de prévision chiffrée pour l'année 2013, mais a déclaré s'attendre à une conjoncture particulièrement difficile pour le marché français.

"Nous ne donnons pas de guidance annuelle pour l'ensemble du groupe et pour le dividende car il faut d'abord clarifier les options stratégiques et définir un périmètre plus stable pour le groupe", a déclaré son directeur financier Philippe Capron lors d'une conférence téléphonique.

Les difficultés de sa filiale de téléphonie mobile SFR en France ont conduit Vivendi à relancer le débat récurrent sur la pertinence d'un modèle associant médias et télécoms.

Les scénarios sont nombreux, la presse brésilienne évoquant une cession imminente de l'opérateur télécoms brésilien GVT, considéré comme l'une des pépites du conglomérat du fait de sa forte croissance ces dernières années.

Mais selon l'éditions des Echos de ce mardi, Vivendi a retardé la vente de GVT, faute d'en obtenir le prix souhaité, soit environ sept milliards d'euros.

"On est plus prêt de la fin du processus qu'on ne l'a jamais été" a souligné Philippe Capron, ajoutant toutefois "ne pas être pressé de vendre".

Parmi les hypothèses les plus fréquemment évoquées figurent en outre la vente des 53% que Vivendi détient dans l'opérateur marocain Maroc Télécom.

Le directeur financier du groupe a déclaré ne vouloir faire aucune annonce sur sa stratégie de cessions, tout en reconnaissant que le processus de redéfinition du périmètre du conglomérat "se poursuit".   Suite...

 
Le président du directoire de Vivendi, Jean-François Dubos. Lors de la présentation de ses résultats 2012, le groupe de télécoms et de divertissement a laissé entendre que les négociations progressaient sur la cession éventuelle de sa filiale brésilienne GVT, tout en maintenant le suspens sur les décisions qu'il prendrait à l'issue de la revue de ses activités. /Photo prise le 26 février 2013/REUTERS/Jacky Naegelen