Volkswagen veut égaler en 2013 son bénéfice d'exploitation 2012

vendredi 22 février 2013 21h03
 

BERLIN (Reuters) - Volkswagen a revu en baisse vendredi son objectif de bénéfice d'exploitation 2013, la morosité du marché automobile européen ayant incité le groupe de Wolfsburg à la prudence.

Le constructeur allemand vise simplement à égaler le résultat record atteint en 2012 alors qu'il prévoyait auparavant un bénéfice d'exploitation en hausse pour cette année, à la faveur d'un recul de ses coûts de lancement et de la consolidation de la marque de luxe Porsche, acquise en août dernier.

Le bénéfice d'exploitation de VW a atteint 11,5 milliards d'euros l'an passé et a battu un précédent record de 11,3 milliards d'euros inscrit en 2011.

"Nous ne sommes pas complètement à l'abri de l'intense concurrence et de son impact sur le marché", a souligné la société.

Ce nouvel objectif, assorti d'une mise en garde contre "l'incertitude ambiante de l'environnement économique", a été mal accueilli à la Bourse de Francfort où l'action VW a perdu près de 7% à 163,80 euros vendredi en clôture.

"L'objectif (pour 2013) est sans aucun doute prudent et nettement inférieur aux attentes du marché", a souligné l'analyste d'Equinet Tim Schuldt.

L'indice vedette Dax s'est même retrouvé un temps dans le rouge, affaibli notamment par la déception causée par le dividende annoncé par VW, de 3,56 euros par action préférentielle, alors que le marché attendait 3,85 euros. Mais l'indice est revenu dans le vert pour finir en hausse de 1,03%.

Après avoir bien résisté presque toute l'année et gagné des parts de marché sur ses concurrents, VW commence à ressentir les effets de la crise européenne.

Le groupe se prépare cette année à une "concurrence de plus en plus rude" et les ventes de la marque VW en Europe, hors Allemagne, ont chuté de 12,3% en janvier.   Suite...

 
Volkswagen a annoncé vendredi un bénéfice d'exploitation annuel sans précédent, des ventes record ayant largement compensé les coûts d'innovations technologiques. /Photo d'archives/REUTERS/Tobias Schwarz