Les banques rembourseront moins que prévu à la BCE

vendredi 22 février 2013 14h59
 

par Eva Kuehnen et Sakari Suoninen

FRANCFORT (Reuters) - Les banques rembourseront à la BCE 61,1 milliards d'euros de prêts contractés en février 2012 au terme d'une seconde opération de refinancement à trois ans (LTRO), soit moins que prévu, ce qui laisse penser qu'une bonne partie du système financier de la zone reste dépendante des fonds de la banque centrale.

La BCE a précisé vendredi que 356 banques avaient saisi la première opportunité qui leur était offerte de réaliser un remboursement anticipé, soit le 27 février. Huit cents banques au total s'étaient refinancées par ce biais.

Une enquête Reuters publiée lundi anticipait un remboursement total de quelque 130 milliards d'euros.

Le taux Eonia à deux ans a fléchi après cette annonce, tandis que les futures de l'Euribor ont monté. Les rendements obligataires allemands ont également reculé sur l'ensemble de la courbe des échéances.

L'euro a inscrit un plus bas de six semaines de 1,3157 dollar et perdait 0,1% sur la séance.

"Ce remboursement inférieur aux prévisions montre que les banques de la périphérie de la zone euro, mais aussi du noyau dur, trouvent encore un emploi aux fonds LTRO car l'accès au marché reste restreint et qu'on craint encore des perturbations à venir sur les marchés", commente Tobias Blattner, économiste de Daiwa Securities.

"Pour la BCE toutefois ça doit être positif car cela réduira sans doute la pression haussière sur les taux du marché monétaire et la pression baissière sur l'inflation par le biais du taux de change".

La Banque centrale européenne a prêté aux banques de la zone euro plus de 1.000 milliards d'euros par l'intermédiaire de deux opérations de refinancement à plus long terme (LTRO) de trois ans chacune réalisées en décembre 2011 et février 2012.   Suite...

 
Les banques rembourseront à la BCE 61,1 milliards d'euros de prêts contractés en février 2012 au terme d'une seconde opération de refinancement à trois ans (LTRO), soit moins que prévu, ce qui laisse penser qu'une bonne partie du système financier de la zone reste dépendante des fonds de la banque centrale. /Photo d'archives/REUTERS/Ralph Orlowski