Rreef discute du Printemps avec Borletti et des qataris

mercredi 20 février 2013 19h29
 

PARIS (Reuters) - Le fonds immobilier Rreef, filiale de Deutsche Bank, a formellement enclenché mercredi sa sortie des magasins du Printemps en ouvrant des négociations exclusives avec le groupe financier italien Borletti associé à des investisseurs qataris.

Borletti a réaffirmé son souhait de se maintenir au capital du Printemps.

Cédé par le groupe PPR en 2006 pour 1,1 milliard d'euros, le groupe Le Printemps, qui possède 16 grands magasins en France, est depuis détenu à 70% par Rreef et à 30% par Borletti.

Si les modalités précises de l'opération restent floues, des sources françaises ont indiqué que le groupe Borletti, très attaché à l'enseigne, souhaitait s'entourer de partenaires financiers en mesure de reprendre les 70% de Rreef.

"Borletti Group, qui n'est pas vendeur de sa participation de 30% dans Printemps, est en négociation exclusive avec Rreef pour reprendre sa participation dans Printemps avec l'appui d'investisseurs qataris", a déclaré une porte-parole du groupe italien à Paris.

Une source allemande proche des tractations entre les actionnaires du Printemps avait précédemment indiqué que Rreef et Borletti cherchaient tous deux à sortir du capital de la célèbre enseigne française en vendant leurs parts pour 2 milliards d'euros.

Aucune des parties engagées dans l'opération n'ont souhaité donner l'identité précise des investisseurs qataris, ni la valorisation du Printemps.

Ces dernières semaines, des rumeurs récurrentes prêtaient également aux Galeries Lafayette l'intention de mettre la main sur son voisin et grand concurrent du boulevard Haussmann.

"Le groupe Galeries Lafayette n'a jamais caché son intérêt pour Le Printemps" et "suivra avec attention l'évolution du dossier", a déclaré mercredi soir une porte-parole de la société.   Suite...

 
Le fonds immobilier Rreef, filiale de Deutsche Bank, a formellement enclenché mercredi sa sortie des magasins du Printemps en ouvrant des négociations exclusives avec le groupe financier italien Borletti associé à des investisseurs qataris. /Photo prise le 20 février 2013/REUTERS/Philippe Wojazer