Les banques espagnoles, loin d'en avoir fini avec l'immobilier

mercredi 20 février 2013 13h26
 

par Sarah White

MADRID (Reuters) - Les banques espagnoles sont loin d'avoir tourné la page de la crise immobilière et se retrouvent en concurrence avec la Sareb, l'entité publique créée afin de nettoyer les bilans des plus faibles d'entre elles, pour vendre à prix cassés leurs actifs immobiliers. Au risque de nouvelles pertes.

Les banques sont à la tête de centres commerciaux, de projets d'immobilier résidentiel dont la construction est souvent interrompue et de centaines de milliers de maisons saisies auprès d'emprunteurs ou de promoteurs rendus insolvables par l'éclatement de la bulle immobilière en 2008.

Les pertes dans l'immobilier ont contraint Madrid à demander une aide de 40 milliards d'euros à ses partenaires européens pour renflouer les banques.

Les autorités espagnoles ont obligé l'année dernière les banques à déprécier de 40% à 50% la valeur des actifs immobiliers saisis figurant à leur bilan.

Cette mesure d'assainissement a favorisé les cessions d'actifs immobiliers à prix cassés, principalement à des particuliers même si la demande reste déprimée dans un contexte de récession et de chômage record.

Dans leur quête d'acheteurs, les banques espagnoles vont désormais devoir compter avec la concurrence de la Sareb, la "bad bank" créée pour reprendre 60 milliards d'euros d'actifs des établissements bénéficiaires du plan de renflouement, qui a mis un premier lot de 13.000 logements en vente à la fin janvier.

DES DÉCOTES DE 60% À 80%

La Sareb, créée à la demande des autorités européennes, reprenant les actifs des banques avec une décote supérieure à celle imposée par les autorités au secteur bancaire dans son ensemble, la crainte est que ses cessions n'accentuent la baisse des prix et l'engorgement du marché.   Suite...

 
Les banques espagnoles sont loin d'avoir tourné la page de la crise immobilière et se retrouvent en concurrence avec la Sareb, l'entité publique créée afin de nettoyer les bilans des plus faibles d'entre elles, pour vendre à prix cassés leurs actifs immobiliers. Au risque de nouvelles pertes. /Photo prise le 3 octobre 2012/REUTERS/Sergio Perez