M6 a souffert en 2012 d'un marché publicitaire dégradé

mardi 19 février 2013 18h33
 

PARIS (Reuters) - Le groupe M6 a publié mardi des résultats en baisse, pénalisé par un marché publicitaire morose et un environnement dégradé.

Comme ses concurrents, le groupe de télévision est particulièrement exposé aux aléas de la conjoncture, la majorité de son chiffre d'affaires étant généré par la publicité, une activité cyclique.

Après une année 2012 difficile pour le secteur, le marché publicitaire français devrait reculer de 1,4% l'année prochaine, selon les prévisions de l'agence ZenithOptimedia.

Conformément aux attentes du consensus Thomson Reuters I/B/E/S, les revenus consolidés du groupe sont ressortis en repli de 2,4% à 1,386 milliard d'euros, pénalisés notamment par la baisse des recettes publicitaires générées par la chaîne vedette M6 (-4,3%), en dépit d'une progression de l'audience.

"M6 est la chaîne dont l'audience a le plus progressé en 2012 (+0,4 pt)", soulignent les analystes de Gilbert Dupont dans une note. "L'année 2013 commence moins bien avec un recul de 1,1 pt en janvier (10,7% vs 11,8% en janvier 2012)", ajoute l'intermédiaire.

Les activités "diversifications" du groupe ont affiché un recul de 2,7% sur l'année, alors que le chiffre d'affaires des droits audiovisuels a enregistré un léger recul, "en raison de la baisse du nombre de sorties vidéo".

Les revenus des chaînes numériques ont en revanche progressé de 0,8%, principalement sous l'impulsion de la chaîne W9.

Le résultat net affiche une baisse de 6,3% à 140,2 millions d'euros et le résultat opérationnel courant consolidé a reculé de 10,8% à 218,5 millions d'euros, "reflétant le recul du chiffre d'affaires publicitaire et les investissements réalisés par la chaîne M6 dans l'Euro 1212", précise un communiqué publié par le groupe.

M6, qui n'a pas communiqué de prévisions pour l'exercice 2013, a dévoilé sa politique de dividende pour l'année 2012.   Suite...

 
Le groupe M6 a publié mardi des résultats en baisse, pénalisés par un marché publicitaire morose et un environnement dégradé. /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer