La société foncière espagnole Reyal Urbis dépose le bilan

mardi 19 février 2013 11h30
 

par Clare Kane et Tomás Cobos

MADRID (Reuters) - La crise de l'immobilier en Espagne a fait mardi une nouvelle victime avec le dépôt de bilan de la société foncière Reyal Urbis, qui n'est pas parvenue à renégocier sa dette avec ses créanciers.

Reyal Urbis, qui croulait sous un endettement de 3,6 milliards d'euros à fin septembre 2012, risque ainsi de devenir la deuxième plus importante faillite espagnole après celle de Martinsa Fadesa qui avait fait défaut sur sept milliards d'euros de dette en 2008.

Des dizaines de sociétés du secteur ont mis la clé sous la porte en Espagne, où les prix de l'immobilier se sont effondrés de 40% depuis leurs pics de 2007. Avec la récession qui se prolonge, les analystes prévoient une poursuite du mouvement de baisse.

La crise de l'immobilier a affecté par ricochet les banques espagnoles, qui ont obtenu l'an dernier une aide européenne de près de 40 milliards d'euros et rechignent aujourd'hui à secourir les acteurs du secteur en difficulté.

Reyal Urbis, contrôlée à 70% par le magnat de l'immobilier Rafael Santamaria Trigo, compte parmi ses créanciers Santander, BBVA, Bankia et Banco Popular.

L'ACTIVITÉ CONTINUE

La société, dont le portefeuille immobilier était valorisé à 4,2 milliards d'euros en juin 2012, a fait savoir qu'elle poursuivrait son activité comme le permet la loi espagnole sur les faillites en attendant un jugement du tribunal de commerce.

Elle restera dirigée par Rafael Santamaria Trigo et espère toujours parvenir à un accord avec ses créanciers compte tenu de "la bonne volonté affichée par toutes les parties prenantes à la négociation".   Suite...

 
La société foncière Reyal Urbis, qui n'est pas parvenue à renégocier sa dette avec ses créanciers, a déposé le bilan. Elle croulait sous un endettement de 3,6 milliards d'euros à fin septembre 2012 et risque ainsi de devenir la deuxième plus importante faillite espagnole après celle de Martinsa Fadesa qui avait fait défaut sur sept milliards d'euros de dette en 2008. /Photo d'archives/REUTERS/Marcelo del Pozo