Le Japon va choisir un nouveau chef pour la BoJ, Muto favori

lundi 18 février 2013 11h01
 

par Leika Kihara et Yoshifumi Takemoto

TOKYO (Reuters) - L'ancien gouverneur adjoint de la Banque du Japon (BoJ) Toshiro Muto est favori dans la course à la succession de Masaaki Shirakawa à la tête de la banque centrale japonaise mais sa personnalité conservatrice pourrait remettre en question les espoirs de mise en oeuvre d'une politique monétaire anti-conformiste.

Selon des sources proches du processus de désignation, le Premier ministre Shinzo Abe devrait faire part de son choix dans le courant de la semaine. Le candidat devra ensuite recevoir le feu vert des deux chambres du Parlement japonais.

Elu en décembre sur la promesse d'une politique monétaire musclée et celle d'un lutte sans merci contre la déflation, Shinzo Abe dit n'avoir rien oublié de ses engagements.

"J'aimerais que le nouveau gouverneur de la BoJ soit quelqu'un capable d'une forte détermination et qu'il ait la capacité de sortir le Japon de la déflation", a-t-il dit au Parlement.

Ces propos laissent entendre qu'il n'est pas exclut que la législation qui garantit l'indépendance de la BoJ soit modifiée si les autorités jugent que l'institution monétaire n'est pas assez déterminée dans son action.

Pour Shinzo Abe, le rachat d'obligations étrangères par la BoJ, une mesure très contestée par de nombreux experts, est une solution qui pourrait s'ouvrir à la Banque centrale japonaise.

"J'aimerais témoigner de la détermination du gouvernement (à combattre la déflation) avec cette désignation, qui devrait être faite sous peu", a-t-il dit.

Les appels qu'il a lancés en faveur d'un assouplissement de la politique de la BoJ ont fini par se traduire en janvier par l'annonce de mesures sans précédent. Elle a porté son objectif d'inflation à 2% et validé un plan de rachat illimité d'actifs à partir de 2014.   Suite...

 
L'ancien gouverneur adjoint de la Banque du Japon (BoJ) Toshiro Muto est favori dans la course à la succession de Masaaki Shirakawa à la tête de la banque centrale japonaise mais sa personnalité conservatrice pourrait remettre en question les espoirs de mise en oeuvre d'une politique monétaire anti-conformiste. /Photo d'archives/REUTERS/Yuriko Nakao