Pour Nestlé, 2013 s'annonce aussi difficile que 2012

jeudi 14 février 2013 09h46
 

par Emma Thomasson

VEVEY, Suisse (Reuters) - Nestlé a déclaré jeudi s'attendre à ce que 2013 soit aussi difficile que 2012, après une fin d'année marquée par une croissance décevante en Asie et sur les marchés américains, des annonces sanctionnées par un net repli de son cours de Bourse.

Le groupe suisse, numéro un mondial de l'alimentation, a fait état d'une croissance organique de 5,9% de ses ventes en 2012, un chiffre conforme aux attentes des analystes qui implique une légère amélioration en toute fin d'année après la croissance de 5% enregistrée sur juillet-septembre.

Mais la croissance de la région Amériques, qui représente environ un tiers du chiffre d'affaires global, ressort à 5,2% tandis que la zone Asie-Océanie-Afrique (AOA, 20% des ventes) affiche une croissance de 8,4%, deux chiffres inférieurs aux attentes.

"Le sentiment devrait en prendre un coup après les performances décevantes de la zone AOA au quatrième trimestre", a commenté Ronny Landolt, analyste de Barclays Capital. "Cette région n'a pas rebondi après une série de facteurs exceptionnels qui a affecté le troisième trimestre."

La zone avait été affectée notamment par des catastrophes naturelles aux Philippines, des troubles sociaux en Egypte et les sanctions internationales visant l'Iran.

L'action Nestlé perdait 2,09% à 63,15 francs suisses après un quart d'heure d'échanges sur le marché suisse. Le titre avait atteint mercredi un plus haut historique à 64,70 francs et affiche une hausse de près de 8% depuis le 1er janvier, alors que le secteur de l'alimentation et des boissons ne progresse que de 3%.

Nestlé est valorisé environ 17,8 fois son bénéfice 2013 attendu, un niveau comparable à celui de l'anglo-néerlandais Unilever mais supérieur à celui du français Danone.

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Nestlé s'attend à ce que 2013 soit aussi difficile que 2012, mais fait état d'une amélioration de ses ventes à la fin de l'an dernier après un troisième trimestre décevant. /Photo d'archives/REUTERS/Denis Balibouse