BNP Paribas vise croissance et économies pour 2014-2016

jeudi 14 février 2013 13h40
 

par Matthias Blamont et Lionel Laurent

PARIS (Reuters) - BNP Paribas entend travailler cette année à un programme de développement sur la période 2014-2016 avec l'Asie comme tête de pont, et cible deux milliards d'euros d'économies annuelles pour résister à un environnement toujours jugé difficile en Europe.

La banque française a fait état jeudi de résultats en baisse au titre du quatrième trimestre 2012, touchée comme ses concurrentes par des charges exceptionnelles, mais sa performance annuelle dépasse de très loin celle de sa grande rivale nationale Société générale.

Le titre BNP Paribas progressait de 3,2% à 47,34 euros à 13h30 à la Bourse de Paris, affichant l'une des meilleures performances de l'indice CAC 40. L'indice sectoriel des banques de la zone euro reculait de 1,2% au même moment.

Le marché a salué les projections à moyen terme du groupe.

"Nous estimons qu'une mise oeuvre réussie (des annonces de jeudi, NDLR) pourrait améliorer les résultats avant provisions de 14% par rapport à ceux de 2012", écrit Goldman Sachs dans une note de recherche.

BNP Paribas, dans un communiqué, souligne que "le groupe préparera en 2013 un plan de développement 2014-2016 (...) avec un objectif de présentation d'ensemble début 2014".

La banque entend mettre en place un nouveau programme d'économies baptisé "simple and efficient" et déployer parallèlement des plans de croissance par métier et par zone géographique, l'Asie-Pacifique étant la première région concernée.

Le programme "simple and efficient" prévoit des investissements de 1,5 milliard d'euros sur trois ans à compter de 2013, notamment dans l'informatique, pour simplifier les opérations de la BNP.   Suite...

 
Jean-Laurent Bonnafé, directeur général de BNP Paribas. La première banque de la zone euro publie des résultats en baisse au titre du quatrième trimestre 2012, touchée comme ses concurrentes par des charges exceptionnelles, mais sa performance annuelle dépasse de très loin celle de sa grande rivale française Société générale. /Photo prise le 14 février 2013/REUTERS/Christian Hartmann