February 13, 2013 / 6:14 PM / 4 years ago

Rosneft dément négocier un prêt avec la Chine

3 MINUTES DE LECTURE

La compagnie pétrolière russe Rosneft a démenti mercredi avoir ouvert des négociations portant sur un accord "prêt contre pétrole" avec CNPC, son homologue chinoise. Quatre sources proches du dossier avaient dit à Reuters que Rosneft cherchait à obtenir de CNPC un prêt d'un montant allant jusqu'à 30 milliards de dollars (22,3 milliards d'euros) en échange d'un possible doublement de ses livraisons. /Photo prise le 13 décembre 2012/Maxim Shemetov

LONDRES/MOSCOU (Reuters) - La compagnie pétrolière russe Rosneft a démenti mercredi avoir ouvert des négociations portant sur un accord "prêt contre pétrole" avec CNPC, son homologue chinoise.

Dans un courriel adressé à Reuters, Rosneft déclaré ne pas être "en discussions en vue d'obtenir un crédit de la part de la Chine".

Quatre sources proches du dossier avaient dit à Reuters que Rosneft cherchait à obtenir de CNPC un prêt d'un montant allant jusqu'à 30 milliards de dollars (22,3 milliards d'euros) en échange d'un possible doublement de ses livraisons.

Cet accord se serait inscrit dans la suite d'un précédent, dans les années 2000, qui avait permis à Rosneft de réunir les fonds pour financer le rachat des actifs de la compagnie Ioukos en cours de démantèlement. En échange de l'argent chinois, Rosneft avait construit un oléoduc d'une capacité de 300.000 barils par jour pour livrer son pétrole à la Chine pendant une durée de 15 ans.

Selon les sources de Reuters, Rosneft cherche à emprunter pour boucler l'acquisition de sa concurrente TNK-BP - annoncée en octobre pour un montant de 55 milliards de dollars - qui doit lui permettre de devenir la plus importante compagnie pétrolière mondiale cotée en Bourse.

A terme, la compagnie russe, contrôlée par le Kremlin, ambitionne de doubler ses livraisons à la Chine, selon les sources, éventuellement en construisant un nouvel oléoduc parallèle au premier.

Si les exportations de pétrole russe vers la Chine venaient à doubler, l'Asie absorberait plus du cinquième des exportations du premier producteur mondial.

Après une série de contentieux avec ses voisins européens qui ont donné lieu à des interruptions de livraisons, Moscou s'était attiré des critiques de l'Union européenne qui appelait de ses voeux une diversification de ses approvisionnements.

En représailles, le président russe Vladimir Poutine a cherché à augmenter les livraisons d'énergie vers l'Asie.

Depuis, la Russie a accru ses exportations de pétrole brut vers l'Asie aux dépens du commerce avec l'Europe. Cette année, les flux vers la Chine et la côte pacifique via les oléoducs russes devraient représenter environ 15% des exportations de pétrole de Moscou.

Les relations entre Moscou et Pékin dans le domaine de l'énergie ont toutefois eu à pâtir de divergences sur les tarifs des transports maritimes, et selon les sources l'accord en cours de négociation est encore loin d'être conclu du fait de ces questions pratiques d'acheminement.

Pour Rosneft, la recherche d'argent frais est une question cruciale. La compagnie russe doit encore trouver 40 milliards de dollars pour boucler l'acquisition de TNK-BP et d'autres milliards en sus pour lancer de nouveaux programmes de production et financer la modernisation de ses raffineries.

Dmitry Jdannikov et Vladimir Soldatkine, Véronique Tison pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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