Thomson Reuters plus optimiste pour l'exercice 2013

mercredi 13 février 2013 16h31
 

NEW YORK (Reuters) - Thomson Reuters a annoncé mercredi un bénéfice d'exploitation en hausse de 2% au titre du quatrième trimestre, grâce surtout à des réductions de coûts, et le début d'un redressement pour sa division qui sert les institutions financières laisse espérer une reprise de la croissance du chiffre d'affaires en 2013.

Le groupe de presse et d'information prévoit pour cette année une hausse de son activité vers le bas d'une fourchette à un chiffre. Les analystes tablent en moyenne sur une croissance de 2%.

James Smith, le directeur général de Thomson Reuters, s'attend à ce que le redressement s'amplifie au deuxième semestre du fait de l'amélioration des produits et de la stabilisation en Europe.

"Le succès que nous avons aujourd'hui ne commencera à se voir que l'année prochaine", a-t-il dit dans une interview.

Il s'attend à ce que les ventes nettes de la division Financial & Risk redeviennent positives au deuxième semestre 2013. C'est un indicateur important pour les performances de Thomson Reuters, car les revenus des abonnements sont généralement décalés de 12 mois par rapport aux ventes.

"C'est le jour et la nuit. Nous avons changé de monde", a assuré James Smith lors d'une conférence téléphonique avec les analystes, en ajoutant que le groupe était à "mi-chemin" de son redressement.

Celui-ci se traduira encore cette année par 2.500 suppressions d'emplois, soit environ 4% des effectifs, a-t-il précisé.

DIVIDENDE EN HAUSSE DE 2%

Financial & Risk, qui représente 54% du chiffre d'affaires, peine depuis plusieurs années à la suite du lancement difficile de son nouveau produit phare, Eikon, destiné à une clientèle de banquiers, gérants et autres professionnels de la finance. Les réductions drastiques de coûts décidées par les banques pendant la crise financière ont ajouté aux difficultés, notamment en Europe.   Suite...

 
Thomson Reuters a annoncé mercredi un bénéfice d'exploitation en hausse de 2% au titre du quatrième trimestre, grâce surtout à des réductions de coûts. Le début d'un retournement pour sa division qui sert les institutions financières laisse par ailleurs espérer une reprise de la croissance du chiffre d'affaires en 2013. /Photo d'archives/REUTERS/Toby Melville