ING supprimera encore 2.400 emplois au Benelux

mercredi 13 février 2013 12h32
 

AMSTERDAM (Reuters) - ING, qui se prépare à séparer ses opérations de banque de celles d'assurance, a annoncé mercredi qu'il supprimerait 2.400 emplois de plus aux Pays-Bas et en Belgique.

Le groupe financier démantèle son modèle de bancassurance en cédant des actifs ou en les cotant séparément en Bourse, afin de pouvoir rembourser l'aide publique reçue dans le cadre du plan de sauvetage de 2008.

ING avait déjà annoncé environ 2.400 suppressions de poste en novembre, portant le total des emplois perdus à 7.500 en l'espace de 15 mois, soit 9% de ses effectifs à fin décembre.

Il a expliqué que les nouveaux licenciements dans les centres d'appel et la division informatique (IT) étaient nécessaires afin de diminuer ses coûts dans la banque de dépôt aux Pays-Bas et en Belgique. Il compte ainsi économiser un milliard d'euros annuellement d'ici 2015.

"Les clients se tournent rapidement vers un environnement plus numérique, sont plus en ligne et moins dans une approche traditionnelle, et nous devons répondre à cela", a expliqué à Reuters le directeur financier Patrick Flynn.

Le directeur général Jan Hommen n'a pas exclu de nouvelles mesures de réduction des coûts et s'est abstenu de dire s'il allait prendre sa retraite cette année.

ING a publié mercredi un bénéfice net trimestriel de 1,434 milliard d'euros, en hausse de 21% grâce à des cessions, mais inférieur au consensus.

Pour la division banque, le bénéfice imposable ressort à 184 millions d'euros, en recul de 72%, et pour la division assurance il se monte à 272 millions d'euros, alors qu'elle était déficitaire à hauteur de 1,51 milliard d'euros un an auparavant.

Les analystes interrogés par Reuters anticipaient un bénéfice net de 1,587 milliard d'euros. Pour les divisions banque et assurance, ils projetaient des bénéfices de 290 millions et 265 millions respectivement.   Suite...

 
ING publie un bénéfice net inférieur au consensus au quatrième trimestre et annonce de nouvelles mesures de réduction des coûts qui se traduiront par la suppression de 2.400 emplois de plus. /Photo d'archives/REUTERS/Robin van Lonkhuijsen/United Photos