Société générale veut poursuivre la réduction de ses coûts

mercredi 13 février 2013 11h34
 

par Matthias Blamont

PARIS (Reuters) - La Société générale veut se recentrer autour de ses principaux métiers d'ici à 2015 et poursuivre la réduction de ses coûts au terme d'une année 2012 marquée par des cessions d'actifs et des charges exceptionnelles qui ont pesé sur ses résultats.

A 11h30, l'action de la banque française, qui a fait état avant l'ouverture de la Bourse d'une perte doublée par rapport au consensus au quatrième trimestre 2012, signait la plus forte baisse de l'indice CAC 40 avec un repli de 3,5% à 31,52 euros.

"La banque a très significativement amélioré sa solidité financière tant en matière de capital que de liquidité", souligne la SocGen dans un communiqué, confirmant son objectif d'un ratio de solvabilité "core tier 1" de 9% à 9,5% à fin 2013 sous le nouveau référentiel réglementaire de Bâle III.

"Nous avons atteint tous nos objectifs", a déclaré Frédéric Oudéa, le PDG du groupe, au cours d'une conférence de presse, avant d'ajouter que 2013 verrait la banque gagner des parts de marché.

La Société générale entend désormais se concentrer sur la suite de sa réorganisation, laquelle devrait se traduire dans les prochains mois par de nouvelles réductions de coûts et la constitution de trois grands pôles :

Un premier autour des réseaux France, une deuxième division réunissant les réseaux internationaux et les services financiers spécialisés et assurances, et une troisième rapprochant la banque de financement et d'investissement et la banque privée, la gestion d'actifs et les services aux investisseurs.

Les détails de cette nouvelle organisation seront déclinés "dans le temps", ajoute la Société générale, qui ne donne pas d'objectifs financiers.

Frédéric Oudéa a indiqué que des discussions avaient été engagées avec les partenaires sociaux et que le groupe "reviendrait" vers les marchés pour annoncer des prévisions.   Suite...

 
La Société générale veut se recentrer autour de ses principaux métiers d'ici à 2015 et poursuivre la réduction de ses coûts au terme d'une année 2012 marquée par des cessions d'actifs et des charges exceptionnelles qui ont pesé sur ses résultats. /Photo d'archives/REUTERS/Benoît Tessier