Le G7 avertit sur les changes, vise le Japon

mardi 12 février 2013 17h43
 

par Mike Peacock et Tetsushi Kajimoto

LONDRES/TOKYO (Reuters) - Le G7 a réaffirmé mardi son engagement en faveur de taux de change déterminés par les marchés et a souligné que les politiques budgétaires et monétaires ne devaient pas avoir pour objet une dévaluation des devises.

Le communiqué du G7, qui se refuse à fixer des "cibles pour les taux de change", fait suite aux craintes de "guerre des monnaies" suscitées notamment par la politique monétaire agressive du Japon qui a entraîné une forte dépréciation du yen sur les marchés des changes depuis trois mois.

Le Japon estime que le communiqué lui donne le feu vert pour poursuivre ses efforts en vue de sortir son économie de la déflation mais un responsable du G7 a précisé que le texte visait bien Tokyo, propos qui ont déclenché un rebond du yen.

"Il est significatif à nos yeux que (le G7) reconnaisse clairement que les mesures que nous prenons pour vaincre la déflation ne visent pas à influencer le marché des changes", a dit le ministre des Finances japonais Taro Aso.

"Le communiqué du G7 a été mal interprété. Le communiqué du G7 exprimait sa préoccupation quant aux mouvements excessifs du yen", a dit de son côté le responsable du G7.

"Le G7 est préoccupé par un pilotage unilatéral du yen. Le Japon sera sous le feu des projecteurs au G20 de Moscou ce week-end", a-t-il ajouté en référence à la réunion des ministres des Finances et banquiers centraux du Groupe des 20 prévue vendredi et samedi à Moscou.

PAS DE "GUERRE DES MONNAIES" POUR DRAGHI

Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, a déclaré pour sa part depuis Madrid que la BCE avait conscience que les taux de change étaient aussi importants pour la croissance que pour la stabilité des prix, tout en estimant qu'évoquer une guerre des monnaies était "très, très exagéré".   Suite...

 
Le Groupe des Sept a réaffirmé mardi son engagement en faveur de taux de change déterminés par les marchés et a souligné que les politiques budgétaires et monétaires ne devaient pas avoir pour objet une dévaluation des devises. /Photo d'archives/REUTERS/Francois Lenoir