ThyssenKrupp ne voit pas de reprise économique en 2013

mardi 12 février 2013 10h53
 

par Maria Sheahan

FRANCFORT (Reuters) - ThyssenKrupp a dit mardi ne pas entrevoir de reprise économique cette année après le déclin des prix de l'acier et la morosité du marché automobile qui ont fait reculer son bénéfice d'exploitation de 38% au trimestre à fin décembre.

Le premier sidérurgiste allemand a réalisé sur ces trois mois, premier trimestre de son exercice, un résultat avant intérêt et impôts (Ebit) de 229 millions, légèrement supérieur au consensus qui était de 220 millions.

Le résultat d'exploitation a notamment été plombé par une baisse de 71% du bénéfice des opérations européennes.

Le chiffre d'affaires est ressorti en baisse de 8%, à 8,837 milliards d'euros, et le bénéfice net à 29 millions d'euros (-29%). Les analystes anticipaient respectivement 9,141 milliards et 40 millions.

A la Bourse de Francfort, l'action ThyssenKrupp cédait 1,04% à 17,565 euros à 9h45 GMT, alors que l'indice Dax-30 cédait 0,32% et que l'indice regroupant les valeurs industrielles européennes perdait 0,37%.

Le groupe a dit s'attendre à une stagnation de ses principaux marchés pour les biens cycliques cette année, du fait de la crise économique en Europe et du ralentissement de la croissance dans les marchés émergents.

Le concurrent ArcelorMittal, le numéro un mondial, a annoncé mercredi dernier une perte nette de 3,73 milliards de dollars (2,8 milliards d'euros) en raison notamment d'une dépréciation de 4,3 milliards inscrite au quatrième trimestre sur ses activités européennes.

A la fin de la semaine dernière, ThyssenKrupp a annoncé qu'il prévoyait de supprimer plus de 2.000 emplois à Steel Europe, sa division européenne qui représente le quart de son chiffre d'affaires, tandis que 1.800 autres emplois seraient concernés par des désinvestissements.   Suite...

 
ThyssenKrupp a fait état mardi d'un bénéfice opérationnel ajusté en recul de 38% sur le premier trimestre de son exercice 2012-2013, le premier sidérurgiste allemand ayant pâti d'une chute des prix de l'acier en Europe et d'une demande atone pour les composants automobiles. /Photo prise le 11 décembre 2012/REUTERS/Ina Fassbender