Semaine de vérité pour l'automobile française

lundi 11 février 2013 13h17
 

par Gilles Guillaume

PARIS (Reuters) - Les publications de résultats financiers qui vont ponctuer la semaine confirmeront à quel point 2012 restera une année noire pour l'automobile française, mais elles seront aussi l'occasion d'apporter des réponses importantes sur les stratégies engagées pour redresser la barre.

L'équipementier Faurecia et le géant du pneumatique Michelin ouvriront le bal mardi matin. Mercredi, ce sera au tour de PSA Peugeot Citroën de publier des résultats annuels attendus en lourde perte, suivis jeudi des comptes de Renault.

"Après la catastrophe de 2012, toutes les entreprises tiendront un discours unanimement prudent", commente Philippe Barrier, analyste automobile à la Société générale. "Mais la clé, c'est ce qui va se passer dans le secteur sur le moyen terme : comment l'industrie va-t-elle s'adapter au point bas du marché et préparer l'avenir."

Sur le thème de la compétitivité, Faurecia et Michelin pourraient apporter des précisions sur la manière dont ils entendent ajuster leurs effectifs aux aléas de la demande.

Renault, qui entend supprimer 8.200 emplois sur quatre ans via des départs naturels, espère pour sa part conclure mardi soir le cycle de négociations sur la flexibilité qu'il a engagé à l'automne dernier, après le Mondial de l'auto.

Le groupe au losange a promis de pérenniser tous ses sites français en échange d'un gel des salaires, d'un recours accru à la mobilité et d'un allongement du temps de travail.

Le gouvernement a incité à plusieurs reprises les organisations syndicales à signer l'accord de peur de se retrouver avec un autre dossier socialement explosif, après celui provoqué par l'annonce, l'an dernier, de la fermeture de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

La CFE-CGC, syndicat dont l'agrément semblait à portée de main chez Renault, a prévenu jeudi dans un communiqué qu'il "ne bradera pas sa signature" s'il n'obtient pas d'assurances concrètes sur les volumes envisagés dans chaque usine.   Suite...

 
Les publications de résultats financiers qui vont ponctuer la semaine confirmeront à quel point 2012 restera une année noire pour l'automobile française, mais elles seront aussi l'occasion d'apporter des réponses importantes sur les stratégies engagées pour redresser la barre. /Photo d'archives/REUTERS/Paulo Whitaker