Les Bourses européennes ouvrent sur une note stable

lundi 11 février 2013 09h41
 

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont ouvert sur une note stable ou en légère baisse lundi, en l'absence de nouveau catalyseur après les bons chiffres du commerce extérieur chinois publiés la semaine dernière, tandis que l'euro stagne autour de ses plus bas de deux semaines, dans un climat d'inquiétudes renouvelées face aux tensions politiques en Espagne et en Italie.

À Paris, l'indice CAC 40 gagne 0,07% à 3.652,47 points vers 9h20 GMT, après avoir reperdu 3,29% la semaine dernière. À Francfort, le Dax cède 0,19% et à Londres, le FTSE recule de 0,12%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 est en recul de 0,11%.

La Bourse de Tokyo est restée fermée ce lundi, tout comme les marchés en Corée du Sud, à Singapour, en Chine et à Hong Kong, pour fêter le Nouvel An du calendrier chinois.

"Alors que les marchés en Europe ont profité d'un rebond vendredi, le fait qu'ils aient fini la semaine sur une baisse et abandonné l'essentiel de leurs gains de l'année, laisse entendre que le sentiment des investisseurs reste remarquablement fragile, malgré les signes de reprise de l'activité économique en Allemagne et en Chine la semaine dernière", écrit Michael Hewson, analyste chez CMC Markets, dans une note à ses clients.

Aux valeurs, Sanofi s'adjuge plus de 4%, profitant des déboires de l'un de ses concurrents, après la décision de l'autorité américaine du médicament, la Food and Drug Administration (FDA), de demander au laboratoire danois Novo Nordisk de faire de nouveaux tests sur les risques pour le coeur de sa Tresiba (insuline déglutec) utilisée dans le traitement du diabète chez l'adulte.

Le titre du groupe pharmaceutique danois chute de 14%, entraînant l'indice du secteur en Europe en recul de 0,95%, juste derrière le secteur pétrolier (-0,94%).

Sur le marché des changes, l'euro se stabilise autour de plus bas de deux semaines face à la devise américaine, autour de 1,3365 dollar, affecté par les tensions politiques en Espagne et en Italie et par des commentaires de la BCE qui ont relancé les spéculations de baisse des taux.

Mario Draghi a déclaré jeudi que l'appréciation de la monnaie unique était un signe du retour de la confiance dans l'euro, tout en ajoutant que la BCE surveillerait "l'impact de la hausse de la monnaie unique sur l'économie".

En Espagne, le Parti populaire (PP, conservateur) au pouvoir a atteint son plus bas niveau de popularité depuis 20 ans alors que le gouvernement de Mariano Rajoy est éclaboussé par une affaire de corruption et que l'économie est en récession.   Suite...

 
Les Bourses européennes ont ouvert sur une note stable ou en légère baisse lundi, en l'absence de nouveau catalyseur après les bons chiffres du commerce extérieur chinois publiés la semaine dernière. À Paris, le CAC 40 gagne 0,07% à 3.652,47 points vers 10h20./Photo prise le 8 février 2013/REUTERS/Charles Platiau