Une entrée de l'Etat dans PSA pas à l'ordre du jour

vendredi 8 février 2013 15h53
 

par Gilles Guillaume

PARIS (Reuters) - Le gouvernement a déclaré vendredi qu'une entrée de l'Etat au capital de PSA Peugeot Citroën n'était pas d'actualité, mais plusieurs analystes estiment qu'on ne peut écarter l'hypothèse d'un nouvel apport d'argent frais tant la situation financière du constructeur automobile reste fragile.

PSA a annoncé jeudi soir des dépréciations massives qui viendront alourdir sa perte nette 2012, le marasme du marché automobile européen l'ayant conduit à réduire de 28% la valeur comptable des usines et autres actifs de sa division auto.

"S'agissant d'une participation au capital de cette entreprise, elle n'est pas à l'ordre du jour puisque PSA ne le demande pas", a déclaré le Premier ministre Jean-Marc Ayrault en marge d'un déplacement à Grenoble.

"Il existe un outil, le FSI, qui peut, si nécessaire, participer au capital. Cette question n'a aujourd'hui pas été posée. Elle ne se pose donc pas", a-t-il ajouté.

Le ministère de l'Economie et des Finances a souligné pour sa part que les 4,1 milliards d'euros de dépréciations d'actifs annoncées ne remettaient pas en cause la solvabilité du groupe ou sa liquidité, et qu'elles n'impliquaient donc pas d'augmentation de capital.

En revanche, ces dépréciations vont changer les bases sur lesquelles tout nouvel apport d'argent frais serait calculé.

"Les dépréciations vont réduire le capital sur le plan comptable et procéder à une augmentation de capital pourrait avoir du sens", commente Bertrand Lamielle, directeur des gestions chez B*Capital. "L'arrivée d'un acteur comme l'Etat ou le FSI venant épauler la société permettrait à Peugeot de récupérer du cash."

Le Fonds stratégique d'investissement a fait savoir à Reuters qu'il n'y avait "pour le moment" pas de "dossier PSA ouvert".   Suite...

 
Bercy estime qu'une prise de participation de l'Etat dans PSA Peugeot Citroën n'est pas à l'ordre du jour et que les dépréciations d'actifs réalisées par le constructeur automobile n'impliquent pas d'augmentation de capital. /Photo d'archives/REUTERS