La Banque d'Angleterre prête à soutenir davantage l'économie

jeudi 7 février 2013 14h41
 

LONDRES (Reuters) - La Banque d'Angleterre (BoE) s'est abstenue jeudi de prendre de nouvelles mesures de soutien, tout en disant à la fois qu'elle réinvestirait 6,6 milliards de livres d'obligations arrivant à maturité en mars et qu'elle restait prête à faire plus pour stimuler l'économie.

A l'issue d'une réunion de deux jours, le comité de politique monétaire de la BoE a décidé, sans surprise, de maintenir son taux directeur à 0,5%, niveau auquel il est fixé depuis mars 2009 et de ne pas modifier le montant total de ses rachats d'actifs, de 375 milliards de livres.

"Le comité s'est mis d'accord pour dire qu'il se tenait prêt à prendre des mesures de soutien monétaire supplémentaires si cela s'avérait nécessaire au vu des perspectives de croissance et d'inflation", précise la BoE dans un communiqué.

"L'économie britannique semble être sur le chemin d'une reprise lente mais soutenue...mais les risques baissiers prédominent, ne fût-ce qu'en raison des défis auxquels est confrontée la zone euro."

La Grande-Bretagne a subi une contraction plus marquée que prévu sur les trois derniers mois de 2012, mais les derniers indicateurs macro-économiques semblent suggérer que l'activité a rebondi plus récemment.

Dernier exemple en date, la production industrielle du pays a augmenté plus fortement que prévu en décembre, même si la fermeture de gisements de pétrole a provoqué sa plus importante baisse trimestrielle depuis le début 2009.

La livre sterling s'inscrivait en hausse malgré l'annonce de possibles nouvelles mesures d'assouplissement monétaire à venir.

La devise britannique est plutôt soutenue par des déclarations faites plus tôt dans la journée par Mark Carney, futur gouverneur de la BoE, qui suggèrent, contrairement à ce beaucoup attendaient, qu'il n'entend pas faire prendre à l'institution d'émission un virage franchement accommodant.

La BoE souligne que la reprise de l'économie du pays serait remise en cause si elle mettait un terme à son programme de soutien à l'activité, estimant que l'inflation devrait augmenter à court terme et rester au-dessus de la barre de 2% pour les deux prochaines années.   Suite...