La France bien seule dans son combat contre l'euro fort

mercredi 6 février 2013 20h05
 

PARIS (Reuters) - La France, une nouvelle fois en pointe contre l'euro fort qui sape ses maigres perspectives de croissance, ne trouve guère de soutien sur la scène internationale ou auprès de ses partenaires européens à l'approche de plusieurs rendez-vous cruciaux.

Pire : l'Allemagne, qui a toujours vu avec suspicion l'activisme français sur le taux de change de l'euro, a même estimé mercredi que la monnaie européenne n'était pas surévaluée au vu de sa tendance de long terme.

Cette fin de non recevoir intervient au lendemain de l'appel lancé par François Hollande pour la fixation d'un objectif à moyen terme pour le niveau de la devise européenne.

L'euro, qui s'échange actuellement à plus de 1,35 dollar, s'est apprécié de plus de 12% vis-à-vis du dollar par rapport à ses points bas de fin juillet, au plus fort des inquiétudes sur les dettes souveraines de l'Italie et de l'Espagne.

L'euro devrait rester à son niveau à très court terme avant de refluer, estiment toutefois des analystes interrogés qui jugent passager le récent sursaut de la monnaie unique au regard de la faiblesse de l'activité en Europe.

La proposition de François Hollande constituait le point d'orgue d'un tir de barrage des autorités française sur l'appréciation de l'euro.

Le ministre du redressement productif Arnaud Montebourg avait donné de la voix sur le sujet dès la semaine dernière.

Le ministre de l'Economie avait enfoncé le clou au cours du week-end jugeant "l'euro trop fort à certains égards".

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La France, une nouvelle fois en pointe contre l'euro fort qui sape ses maigres perspectives de croissance, ne trouve guère de soutien sur la scène internationale ou auprès de ses partenaires européens à l'approche de plusieurs rendez-vous cruciaux. /Photo d'archives/REUTERS/Mal Langsdon