Monte Paschi dévoilera mercredi ses pertes sur dérivés

mercredi 6 février 2013 08h16
 

SIENNE, Italie (Reuters) - Le conseil d'administration de Monte Paschi di Siena dévoilera mercredi au moins 720 millions d'euros de pertes liées à des contrats dérivés noués entre 2006 et 2009 dont l'existence n'a été révélée que récemment et qui sont désormais au centre d'un scandale financier aux ramifications politiques.

Selon une source proche de la situation, la perte finale devrait s'avérer plus élevée que le montant estimé en octobre quand l'existence des contrats a été découverte.

L'examen réalisé par des auditeurs externes sur les contrats dérivés et sur leurs impacts financiers sera remis mercredi au conseil d'administration, présidé par l'ancien administrateur délégué d'UniCredit Alessandro Profumo.

"Lors de la réunion du conseil, nous donnerons des chiffres très clairs relatifs à ces transactions. Demain soir (mercredi NDLR) nous aurons une clarté totale", a-t-il dit sur une chaîne de télévision italienne.

Les trois produits en question sont "Alexandria", structuré avec la banque japonaise Nomura, "Santorini", monté avec Deutsche Bank, et "Nota Italia", un dérivé noué avec JPMorgan.

Le parfum de scandale qui entoure ce dossier intervient alors que les Italiens sont appelés aux urnes à la fin du mois.

Des sources proches de la situation ont déclaré à Reuters que la banque avait entamé des négociations avec les établissements impliqués dans les produits dérivés afin de restructurer ou dénouer les accords.

Selon l'une des sources, les discussions avec Deutsche Bank se déroulent bien alors que celles qui ont été ouvertes avec Nomura sont au point mort.

Nicolas Delame pour le service français

 
Le conseil d'administration de Monte Paschi di Siena dévoilera mercredi au moins 720 millions d'euros de pertes liées à des contrats dérivés noués entre 2006 et 2009 dont l'existence n'a été révélée que récemment et qui sont désormais au centre d'un scandale financier aux ramifications politiques. /Photo prise le 25 janvier 2013/REUTERS/Stefano Rellandini