Vinci prévoit une stagnation de son chiffre d'affaires en 2013

mardi 5 février 2013 19h30
 

PARIS (Reuters) - Vinci a déclaré mardi s'attendre à une stagnation de son chiffre d'affaires en 2013 dans un environnement économique qui s'annonce difficile, notamment en Europe.

Le groupe de BTP et de concessions a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires de 38,6 milliards d'euros, en hausse de 4,5%, tandis que son résultat opérationnel sur activité et son résultat net, part du groupe, sont demeurés stables, respectivement à 3,67 milliards d'euros (+0,3%) et 1,92 milliard (+0,7%).

"En 2013, l'environnement économique devrait rester difficile, notamment en Europe", a indiqué le groupe dans un communiqué. "Les perspectives d'évolution du trafic des concessions de Vinci Autoroutes, dépendantes de l'évolution de la croissance économique en France et dans les pays voisins, sont incertaines à ce stade et pourraient conduire à une nouvelle baisse du trafic de l'ordre de celle enregistrée en 2012."

L'an dernier, le trafic sur les autoroutes dont Vinci a la concession (ASF et Cofiroute notamment) a baissé de 1,7%. Grâce aux hausses de tarif de février 2012, le chiffre d'affaires du pôle ressort néanmoins en hausse de 0,7%.

Vinci a précisé que sa prévision de chiffre d'affaires 2012 s'entendait avant prise en compte d'ANA, l'opérateur aéroportuaire portugais pour lequel le groupe a remporté l'appel d'offres fin décembre, et d'éventuelles nouvelles acquisitions.

"Dans la continuité de la tendance observée fin 2012, un ralentissement des prises de commandes ne peut être exclu, sous l'effet de la politique de sélectivité du groupe privilégiant les marges sur les volumes", a ajouté Vinci.

Son carnet de commandes a progressé de 2% sur 12 mois à 31,3 milliards d'euros, tandis que la dette nette du groupe est restée globalement stable sur un an à 12,5 milliards d'euros.

Vinci a également annoncé qu'il proposerait au titre de l'exercice écoulé un dividende stable à 1,77 euro par action.

Avant cette publication, l'action a clôturé en hausse de 1,08% à 36,61 euros, donnant une capitalisation boursière supérieure à 21 milliards d'euros. Depuis le début de l'année, le titre est en hausse de près de 2%, après un gain de 6,5% sur l'ensemble de 2012.

Gilles Guillaume, édité par Jean-Michel Bélot