UBS affiche une lourde perte au 4e trimestre

mardi 5 février 2013 11h03
 

par Katharina Bart

ZURICH (Reuters) - UBS a annoncé mardi une lourde perte trimestrielle, sous le coup d'une amende pour sa participation au scandale du Libor et de charges de restructuration, et sa division de banque privée, désormais au coeur de sa stratégie, a attiré moins d'argent frais que ce qu'anticipaient les investisseurs.

La perte est cependant moins forte qu'attendu et la première banque suisse a décidé de relever son dividende 2012 à 0,15 franc par action contre 0,10 franc au titre de 2011, en se disant confiante dans sa capacité à attirer de l'argent frais.

L'action UBS, en baisse de 3,7% à l'ouverture du marché suisse, a ensuite effacé l'essentiel de ses pertes et, vers 9h45 GMT, elle cède 0,13% à 15,60 francs, à comparer à une hausse de 1,08% pour l'indice du secteur bancaire européen.

Sur les trois derniers mois de 2012, la perte d'UBS est ressortie à 1,89 milliard de francs (1,54 milliard d'euros) alors les analystes interrogés par Reuters l'anticipaient en moyenne à 2,078 milliards.

En octobre, UBS avait annoncé la suppression de 10.000 d'emplois dans le cadre d'une vaste restructuration qui voit la banque suisse se désengager de l'obligataire pour se concentrer sur la banque privée et la gestion de fortune.

Puis, peu avant Noël, le groupe a admis une manipulation du taux Libor perpétrée par une quarantaine de ses collaborateurs, ce qui lui a valu une amende de 1,4 milliard de francs.

Dans la gestion de fortune, les entrées nettes d'argent frais ont totalisé 2,4 milliards de francs au quatrième trimestre, bien en-deçà du consensus qui était de 6,8 milliards.

Les afflux en provenance d'Asie sont restés importants mais les retraits de clients d'Europe occidentale se sont accélérés vers la fin de l'année, a expliqué UBS.   Suite...

 
Sergio Ermotti, directeur général d'UBS. La première banque suisse annonce une lourde perte au quatrième trimestre, sous le coup d'une amende pour sa participation au scandale du Libor et de charges de restructuration. /Photo prise le 5 février 2013/REUTERS/Michael Buholzer