Le comité des nominations d'EADS s'opposerait à Lauvergeon

lundi 4 février 2013 08h19
 

PARIS (Reuters) - Le comité des nominations d'EADS s'oppose à la volonté de l'Etat français d'imposer Anne Lauvergeon à la tête du groupe aéronautique et privilégie le choix de Denis Ranque, ex-président de Thalès, selon Le Figaro à paraître lundi.

"Le comité a confirmé le choix d'Anne Lauvergeon, ancienne patronne d'Areva, et de Jean-Claude Trichet, ancien président de la BCE, comme administrateurs agréés par l'État", précise le quotidien, qui dit tenir son information de "bonnes sources", mais "ne souhaite pas, comme le demandait l'État, qu'Anne Lauvergeon soit propulsée à la tête du conseil d'EADS".

"Denis Ranque apparaît comme favori, mais ce sera aux administrateurs élus en assemblée générale extraordinaire (AGE) de désigner le futur président du conseil d'EADS", ajoute Le Figaro.

Contacté par Reuters, EADS s'est refusé à tout commentaire.

Le 28 janvier dernier, le ministre français de l'Economie Pierre Moscovici a estimé qu'Anne Lauvergeon, ancienne patronne du groupe nucléaire Areva, possédait "toutes les qualités" pour jouer un rôle à la tête d'EADS.

Le nouveau conseil d'administration du groupe et l'accord sur la réorganisation du capital conclu le 5 décembre seront soumis aux voix des actionnaires lors d'une assemblée générale extraordinaire qui devrait se tenir en mars.

En vertu de cette vaste réorganisation de l'actionnariat, l'Etat français a accepté de réduire sa participation de 15% à 12%, tandis que l'Allemagne fait pour la première fois son entrée au capital d'EADS avec 12% également.

Sophie Louet et Hélène Duvigneau avec Elena Berton

 
Le comité des nominations d'EADS s'oppose à la volonté de l'Etat français d'imposer Anne Lauvergeon à la tête du groupe aéronautique et privilégie le choix de Denis Ranque, ex-président de Thalès, selon Le Figaro de lundi. /Photo prise le 16 octobre 2012/REUTERS/Charles Platiau