Bruxelles autorise la commercialisation du Lyxumia de Sanofi

lundi 4 février 2013 09h21
 

PARIS (Reuters) - Sanofi a annoncé lundi que la Commission européenne avait autorisé la mise sur le marché de son traitement du diabète, le Lyxumia, en Europe.

Cette décision de Bruxelles fait suite à l'avis favorable donné en novembre par l'Agence européenne du médicament pour la commercialisation du traitement.

Le Lyxumia appartient à une nouvelle famille de traitements du diabète, les analogues du GLP-1, qui permettent à l'organisme de produire de l'insuline lorsque le taux de glycémie d'un patient devient trop élevé.

"L'autorisation de mise sur le marché de Lyxumia en Europe s'applique aux 27 États membres de l'Union européenne, ainsi qu'à l'Islande, au Liechtenstein et à la Norvège", précise Sanofi dans un communiqué.

"Plusieurs demandes d'approbation ont également été présentées dans plusieurs pays et sont actuellement à l'étude", poursuit le groupe.

Sanofi a fait l'an dernier du marché du diabète l'une de ses priorités en vue de développer ses activités.

Des sources proches du dossier lui prêtaient d'ailleurs des visées sur l'américain Amylin Pharmaceuticals, spécialisé dans les thérapies du diabète, finalement racheté par Bristol-Myers.

A la Bourse de Paris, l'action Sanofi progressait de 0,08% à 72,16 euros à 09h13. Au même moment, l'indice Cac 40 abandonnait 0,06%.

"Pour le groupe français, il s'agit d'un développement significatif dans la mesure où ce traitement pourrait devenir un 'blockbuster' (médicament à succès, NDLR)", commente un trader basé à Paris, rappelant que le dernier traitement contre le diabète de Sanofi remonte à 2000 avec le Lantus.

Depuis le début de l'année, le titre affiche une progression de 1% après un gain de près de 26% en 2012.

Matthieu Protard, avec Blaise Robinson, édité par Jean-Michel Bélot

 
Chris Viehbacher, le PDG de Sanofi. Le groupe a reçu le feu vert de la Commission européenne pour la mise sur le marché de son traitement du diabète, le Lyxumia, en Europe. /Photo prise le 8 février 2012/REUTERS/Benoît Tessier