La vente de TIGF, filiale de Total, entre dans sa phase finale

lundi 4 février 2013 07h45
 

par Benjamin Mallet et Matthieu Protard

PARIS (Reuters) - La vente de TIGF, la filiale de transport et de stockage de gaz de Total active dans le sud-ouest de la France, entre dans sa phase finale avec le dépôt des offres fermes des candidats au rachat de la société, prévu ce lundi.

Selon des sources proches du dossier, le groupe pétrolier pourrait ensuite entrer rapidement en négociations exclusives avec l'un des deux consortiums encore en lice, pour éventuellement annoncer un accord d'ici au 13 février, date de publication de ses résultats 2012.

Après le retrait de la candidature de l'espagnol Enagas, un consortium composé notamment du belge Fluxys et de la CDC est en concurrence avec celui qui réunit l'italien Snam, EDF et le fonds singapourien GIC .

Voici un aperçu des enjeux financiers de l'opération et des atouts des candidats à la reprise de TIGF, sujet que Total n'a pas souhaité commenter.

UNE VALORISATION SOUS PRESSION

Selon des sources proches du processus de vente, TIGF est aujourd'hui valorisée dans le bas d'une fourchette de 2 à 3 milliards d'euros évoquée au début du processus, principalement en raison d'un recul de la consommation de gaz en Europe qui entraîne des surcapacités de stockage et a donc un impact sur les perspectives des deux sites que la société exploite.

Ce contexte de marché a contraint Storengy, filiale de GDF Suez, à baisser ses prix jusqu'à 30% en France.

"La valorisation initiale avait été faite avec beaucoup d'estimations. Autant la partie transport (...) est facile à valoriser. Autant sur le stockage, peu de chiffres étaient disponibles et les derniers chiffres annoncés dans le secteur ont plutôt eu tendance à faire baisser la valeur", indique une source proche du dossier.   Suite...

 
La vente de TIGF, la filiale de transport et de stockage de gaz de Total, entre dans sa phase finale avec le dépôt des offres fermes des candidats au rachat de la société, prévu ce lundi. /Photo d'archives/REUTERS/Stephen Hird