Scepticisme vis-à-vis de la "grande rotation" à Wall Street

dimanche 3 février 2013 15h20
 

par Edward Krudy

NEW YORK (Reuters) - Une ruée de petits investisseurs provoque une "grande rotation" qui profite aux actions au détriment des obligations et portera la Bourse vers de nouveaux sommets.

C'est le nouveau refrain optimiste en vigueur à Wall Street mais la seule chose qui l'étaye, ce sont quelques semaines de flux financiers qui jouent la Bourse à la hausse, ce qui n'a rien d'anormal en soi à cette époque de l'année.

Les investisseurs ont placé 20,7 milliards de dollars en Bourse durant les quatre premières semaines de l'année, une série inédite depuis avril 2000, selon Lipper.

L'indice S&P-500 a gagné 5% en janvier, son meilleur mois depuis octobre 2011 et son meilleur mois de janvier depuis 1997, alimentant le sentiment que les investisseurs individuels revenaient en masse sur le marché.

Même si un phénomène assimilable à une "grande rotation" a débuté, il n'est pas forcément haussier pour la Bourse et l'arrivée de gros flux de capitaux sur le marché en janvier peut s'expliquer de bien des manières.

Le mois de décembre a vu le versement de beaucoup de dividendes spéciaux qui doivent être réinvestis. D'autres fonds levés pour des raisons fiscales en décembre doivent également être placés à nouveau.

Au plus fort de la bulle technologique, en 2000, le marché boursier avait bénéficié en janvier d'un afflux de capitaux de 42,7 milliards de dollars. Ca ne s'est pas bien terminé. La Bourse a culminé en mars avant de reculer sans cesse dans les deux années suivantes.

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Une ruée de petits investisseurs provoque une "grande rotation" à Wall Street qui profite aux actions au détriment des obligations et portera la Bourse vers de nouveaux sommets. Même si ce phénomène a débuté, il n'est pas forcément haussier pour la Bourse et l'arrivée de gros flux de capitaux sur le marché en janvier peut s'expliquer de bien des manières. /Photo d'archives/REUTERS/Andrew Kelly