CASA passe 3,8 milliards d'euros de charges pour solder le passé

vendredi 1 février 2013 10h42
 

par Matthias Blamont et Christian Plumb

PARIS (Reuters) - Le groupe Crédit agricole S.A. a annoncé vendredi qu'il passerait quelque 3,8 milliards d'euros de charges exceptionnelles au quatrième trimestre 2012, un montant qui reflète pour l'essentiel la baisse de la valeur d'acquisitions effectuées par la banque française avant la crise.

CASA devrait ainsi accuser une perte historique en 2012 : sur les neuf premiers mois de l'année, la structure cotée du Crédit agricole affichait déjà une perte nette de 2,5 milliards d'euros, une contre-performance qui intègre l'impact de la cession de sa filiale grecque Emporiki.

Contrainte chaque année par la réglementation de réexaminer ses acquisitions, CASA prévoit pour le quatrième trimestre des dépréciations de survaleur (goodwill) de 466 millions d'euros dans sa banque de financement et d'investissement, de 923 millions dans ses activités de crédit à la consommation et de 921 millions dans la banque de proximité à l'international.

Des dépréciations liées à la participation de CASA dans le courtier Newedge - coentreprise avec la Société générale - sont également attendues pour un montant de 366 millions d'euros.

A l'issue de ces ajustements comptables, le montant résiduel des survaleurs du groupe ressort à près de 15 milliards d'euros.

Vers 10h25, l'action CASA progressait de 1,57% à 7,394 euros à la Bourse de Paris après avoir ouvert en baisse de 2,47%. Le titre a gagné près de 22% depuis le début de l'année, portant sa capitalisation boursière à 18,5 milliards d'euros

"Ces éléments (exceptionnels) n'impactent pas la solvabilité de CASA", soulignent les analystes de Natixis dans une note de recherche.

"Même si a priori cette nouvelle parait négative, elle nous conforte sur la volonté du groupe d'accélérer le nettoyage du bilan pour se recentrer au plus vite sur la performance opérationnelle."   Suite...

 
Crédit agricole S.A. a annoncé vendredi qu'il passerait quelque 3,8 milliards d'euros de charges exceptionnelles au quatrième trimestre 2012, un montant qui reflète pour l'essentiel la baisse de la valeur d'acquisitions effectuées par la banque française avant la crise. /Photo d'archives/REUTERS/Jean-Paul Pélissier