Wall Street consolide légèrement après un mois faste

jeudi 31 janvier 2013 22h24
 

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a consolidé légèrement jeudi après des résultats de sociétés contrastés, dans un marché attentiste voire nerveux à la veille de la publication des chiffres mensuels de l'emploi.

Ce retrait modeste n'empêche pas le Standard & Poor's 500 de signer son meilleur mois depuis octobre 2011 et son mois de janvier le plus faste depuis 1997, conséquence de l'accord budgétaire intervenu in extremis entre l'exécutif et le Congrès le 31 décembre et de résultats meilleurs que prévu.

L'indice de référence des gérants a fini la séance en repli de 3,85 points ou 0,26% à 1.498,11 mais il termine le mois sur un gain de 5,04%. Depuis le début de l'année, sa plus forte baisse a été un recul de seulement 0,39%, pas plus tard que mercredi en réaction à l'annonce d'une contraction surprise de l'économie américaine au quatrième trimestre 2012.

Le Dow Jones des 30 industrielles a pour sa part cédé 49,84 points (0,36%) à 13.860,58 jeudi alors que le Nasdaq Composite, soutenu par les bons résultats de Qualcomm, n'a cédé ses gains qu'en fin de séance, abandonnant finalement 0,18 point ou -0,01% à 3.142,13 points.

Sur le mois, le Dow a gagné 5,77% et le Nasdaq Composite 4,06.

Les indicateurs de jeudi ont été modérément encourageants pour l'économie avec des inscriptions hebdomadaires au chômage qui n'ont que légèrement augmenté tandis que les revenus des ménages ont connu leur plus hausse depuis 2004. L'indice PMI de Chicago a quant à lui atteint son meilleur niveau depuis avril 2012. (voir )

Mais le gros morceau sera pour vendredi avec les chiffres mensuels de l'emploi, accompagnés d'autres indicateurs sur la confiance des ménages, l'activité manufacturière, les dépenses de construction et les ventes de voitures.

Les économistes attendent en moyenne 160.000 créations d'emplois en janvier après 155.000 en décembre, pour un taux de chômage stable à 7,8%.

"Si le chiffre déçoit, le marché risque de sur-réagir car on a beaucoup monté sans vraiment consolider et cela nous rend vulnérables à une correction", avertit Randy Frederick, chez Charles Schwab à Austin (Texas).   Suite...

 
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