LVMH, confiant pour 2013, dit vouloir préserver Louis Vuitton

jeudi 31 janvier 2013 21h58
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - LVMH a publié jeudi des résultats annuels jugés rassurants bien que ralentis par le tassement de l'économie chinoise et la crise en Europe et s'est voulu confiant pour 2013 malgré les incertitudes européennes et la hausse de l'euro.

Le numéro un mondial du luxe a également indiqué qu'il n'entendait pas pousser la croissance de Louis Vuitton afin de préserver la marque de la banalisation.

LVMH a vu ses ventes 2012 augmenter de 19% à 28,1 milliards d'euros, un chiffre en ligne avec le consensus Thomson Reuters I/B/E/S. Mais à taux de change constants, sa croissance a reculé à 9%, après avoir atteint 14% en 2011.

Malgré les incertitudes entourant la croissance en Europe, le groupe qui est aussi propriétaire des champagne Moët & Chandon, du cognac Hennessy ou des parfums Christian Dior, estime pouvoir "poursuivre sa dynamique en 2013".

Son PDG Bernard Arnault s'est notamment dit optimiste pour la croissance en Chine et aux Etats-Unis. "Mais une remontée de l'euro prévisible risque d'avoir un impact sur les affaires", a-t-il averti.

Sur le seul quatrième trimestre, la croissance organique s'est accélérée à 8%, par rapport aux 6% du troisième trimestre, grâce à la reprise de l'économie chinoise observée en fin d'année, à la bonne tenue de la consommation de produits de luxe aux Etats-Unis et grâce, en Europe, à la hausse des prix (+8%) intervenue en octobre chez Louis Vuitton.

Le dernier trimestre a surtout été tiré par la distribution sélective (Sephora, DFS) qui a brillé (+13% et +14% sur l'année) et par les vins et spiritueux (+9% et 11% respectivement). A l'inverse, les montres-joaillerie (Tag Heuer, Bulgari, Chaumet) ont signé la plus faible croissance annuelle (+6%).

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Louis Vuitton, le pôle mode-maroquinerie de LVMH. Le numéro un mondial du luxe a publié jeudi des résultats annuels solides, marqués cependant par une croissance organique ralentie par le tassement de l'économie chinoise et la crise en Europe. /Photo prise le 20 novembre 2012/REUTERS/Osman Orsal