Vent d'optimisme sur le budget européen

jeudi 31 janvier 2013 18h30
 

BERLIN/PARIS (Reuters) - La bataille diplomatique du budget 2014-2020 de l'Union européenne a de bonnes chances de s'achever la semaine prochaine par un accord lors du sommet de Bruxelles, ont indiqué jeudi Angela Merkel et Mario Monti, un optimisme partagé à Paris.

Les dirigeants européens ont entamé un vaste ballet diplomatique afin de ne pas répéter lors du Conseil européen des 7 et 8 février l'échec du sommet de novembre, où les Vingt-Sept s'étaient séparés sans accord.

"Je suis très optimiste que nous réussirons, que nous parviendrons à un accord sur la question du budget à long terme de l'UE", a déclaré la chancelière lors d'une conférence de presse conjointe avec le président du Conseil italien.

En visite à Berlin avant de se rendre à Paris dimanche, Mario Monti a jugé qu'un compromis pourrait être trouvé.

"Je suis confiant qu'une fois de plus il sera possible d'avoir une discussion franche afin de trouver un point d'équilibre", a dit l'ancien commissaire européen.

Paris reste plus prudent.

"Nous sommes pleinement mobilisés pour réunir les conditions d'un accord", dit-on de source diplomatique à l'Elysée.

Mais une autre source française fait preuve de plus d'optimisme, soulignant que la différence entre les positions de Paris et Berlin n'est désormais plus que de 5 milliards d'euros, une paille dans le budget global de près de 1.000 milliards d'euros de 2014-2020.

De source européenne, on souligne toutefois que le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a choisi une stratégie risquée en menant des tractations avec les "grands pays" de l'UE, laissant les autres Etats membres dans l'inconnu dans l'espoir de présenter une proposition à prendre ou à laisser.   Suite...

 
La chancelière allemande Angela Merkel et le président du Conseil italien Mario Monti ont indiqué jeudi que la bataille diplomatique du budget 2014-2020 de l'Union européenne a de bonnes chances de s'achever la semaine prochaine par un accord lors du sommet de Bruxelles. Paris partage également cet optimisme. /Photo prise le 31 janvier 2013/REUTERS/Tobias Schwarz